[scald=69827:sdl_editor_representation]par Marwa Awad et Tamim Elyan

LE CAIRE (Reuters) - L'annonce des résultats de la première phase des élections législatives qui s'est déroulée lundi et mardi en Egypte a été reportée à vendredi.

Ce délai est requis pour achever le dépouillement des voix, ont dit jeudi un responsable de la commission électorale et la télévision d'Etat.

Les résultats, qui devaient initialement être connus jeudi, devraient confirmer le bon score réalisé par le parti Liberté et Justice, la formation politique des Frères musulmans.

Ceci conforterait le succès des partis islamistes en Afrique du Nord après la Tunisie et, la semaine dernière, le Maroc.

Liberté et Justice a revendiqué cette semaine 40% des voix environ dans le scrutin de liste, qui déterminera les deux tiers des élus, suivi du parti salafiste Al Nour et du Bloc égyptien.

"Nous avons tout essayé, pourquoi ne pas essayer la charia ?", s'interroge Ramadan Abdel Fattah, 48 ans, qui a voté pour le parti de la confrérie islamiste au Caire.

Le nouveau parlement pourrait se trouver en mesure de contester le Conseil suprême des forces armées (CSFA) au pouvoir depuis la chute du président Hosni Moubarak le 11 février dernier.

Le CSFA a dit qu'il conserverait le pouvoir de démettre ou choisir le gouvernement mais le chef de file de Liberté et Justice a estimé mardi que le parti majoritaire au Parlement devrait former le cabinet.

MANQUE DE DEVISES

La dernière phase des législatives aura lieu le 10 janvier.

Au total, 498 sièges sont en lice à la chambre basse du parlement, dont les deux tiers sont alloués à la proportionnelle sur la base de listes présentées par les partis, le dernier tiers revenant à des candidatures individuelles.

La première phase des législatives a concerné neuf gouvernorats, dont Le Caire, les villes d'Alexandrie, Port Saïd et Damiette dans le nord du pays, ainsi qu'Assiout et Louxor dans le Sud.

Dans ce contexte politique, la situation financière du pays inquiète les autorités.

Selon un haut responsable de l'armée, les réserves en devises étrangères devraient s'effondrer et passer de 22 milliards de dollars en octobre à 15 milliards de dollars fin janvier.

La baisse des investissements étrangers et l'effondrement de la fréquentation touristique, source clé de revenus pour le pays, ont plombé la livre égyptienne.

Elle est tombée la semaine dernière à son plus bas niveau face au dollar depuis janvier 2005.

Marine Pennetier pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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