Les routes de l'immigration en Europe
Les routes de l'immigration en Europe © Radio France

Le drame de Lampedusa a montré que la traversée de la Méditerranée centrale est redevenue l'itinéraire privilégié pour atteindre l'Europe. Il n'est pas le seul, d'autres routes clandestines existent aussi.

Pour pénétrer dans la forteresse de l'Union européenne, les migrants clandestins cherchent la moindre faille. En fonction de leurs origines géographiques, plusieurs routes terrestres et maritime s'offrent à eux. Pour les Africains, deux points de passage sont possibles pour franchir les rives de la Méditerranée : d'abord, le Maroc, via les enclaves espagnoles de Mellila et Ceuta, mais aussi la Tunisie et la Libye vers l'île italienne de Lampedusa, désormais dramatiquement connu.

La porte des îles Canaries au large de la Mauritanie est désormais désertée, à cause de contrôles très stricts. Pour les migrants venus d'Asie centrale et du Moyen-Orient, la Turquie est un point de passage obligé avant l'étape grecque puis la remontée des pays des Balkans.

Enfin, il y a la route plus au nord, celle de l'Europe orientale, notamment via la Pologne. Au total, selon les estimations de l'Organisation mondiale des Migrations, le flux des candidats à la Terre promise européenne est compris entre 300 et 500 000 individus par an.

Lampedusa s'attend à 300 morts

Sur l'île italienne, les recherches ont ete suspendues en raison des mauvaises conditions météo. Mais deux jours après le naufrage du bateau de migrants, on s'attend à un bilan d'au moins 300 morts. Pour l'heure, seuls 111 corps ont été retrouvés.

Les autres sont probablement restés bloqués dans l'épave du bateau, qui git par 50 mètres de fond.

Le bilan aurait pu être encore pire : des marins italiens ont bien sûr porté secours aux naufragés... Certains l'ont d'ailleurs fait au mépris de la loi, car leur geste pourrait être sanctionné.

Le reportage à Lampedusa de Sandy Dauphin.

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