john kerry à bagdad
john kerry à bagdad © reuters

C’est un peu l’histoire de l’écouteur écouté : quelques mois après le scandale de la NSA, on apprend que le chef de la diplomatie américaine aurait été espionné par Tel-Aviv. Certaines de ses conversations auraient été interceptées l’an passé, en pleines négociations de paix.

C’était l’an dernier, quand les États-Unis multipliaient les efforts diplomatiques pour faire asseoir à une même table israéliens et palestiniens, et relancer le processus de paix au Proche-Orient. Plusieurs rencontres avaient eu lieu, elles avaient finalement achoppé, Israël donnant des gages de bonne volonté d‘un côté, et relançant de l’autre la construction de colonies juives en Cisjordanie.

En marge de ces discussions houleuses, les services secrets d’Israël auraient écouté des conversations passées par John Kerry depuis des lignes sécurisées et des téléphones satellitaires. Des informations auraient été obtenues et utilisées lors des pourparlers de paix par les négociateurs israéliens.

Un goût de revanche pour les allemands

Ironie du sort, c’est un hebdomadaire allemand, Der Spiegel, qui révèle ce scandale d’espionnage entre pays amis. Et l’affaire a un écho évident avec celle du téléphone portable personnel d’Angela Merkel, mis sur écoutes par la NSA américaines pendant des années.

La correspondance à Berlin de Pascal Thibaut :

Voila qui ne devrait pas apaiser l’atmosphère diplomatique autour d’Israël, en plein offensive sur la bande de Gaza. Les Etats-Unis ne réagissent pas pour le moment à ce scandale, mais la Chine elle prend position et demande à Tel-Aviv de stopper immédiatement son opération militaire et de lever son blocus sur l’enclave palestinienne. Le ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi est présent au Caire où se tiennent des discussions de paix pour le Proche-Orient, auxquelles Israël a refusé de participer.

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