Suisse
Suisse © CC Nouhailler

Une votation a lieu aujourd'hui sur la question de "l'immigration de masse", notamment venue d'Union européenne. En cas de victoire du oui, le pays pourrait entamer un bras de fer avec ses voisins européens...

Les sondages le disent : le scrutin sera particulièrement serré pour ce référendum. Les derniers sondages donnaient 43% en faveur du "oui", oui à une limitation de l'immigration, avec le rétablissement de quotas. Début janvier, ils n'étaient que 37% à être pour la mesure.

La plupart des Suisses ontle plus souvent voté par correspondance : pas de longue file d'attente devant les bureaux de vote.

La Suisse, qui ne fait pas partie de l'Union européenne, se demande depuis longtemps comment gérer ses rapports avec ses voisins... En particulier ceux qui viennent s'installer dans le pays. Jusqu'ici, des accords bilatéraux ont été signés difficilement avec l'UE, permettant d'ouvrir le marché du travail suisse aux 500 millions d'actifs européens. Car la Suisse est aussi un pays attractif, en bonne santé économiquement alors que la zone euro est en pleine crise.

La votation concerne donc indirectement tous les pays voisins de la Suisse, Laurent Mossut

En cas de victoire du "oui", il y aurait aussi des conséquences politiques. Un député de droite opposé au texte annonce déjà un remaniement ministériel. Le gouvernement suisse soutient en effet le "non", à l'exception du ministre de la Défense.

Son parti, l'UDC, estime que l'immigration massive européenne est à l'origine de la plupart des problèmes du pays. Notamment la pénurie de logements ou les transports en commun saturés.

Il y a aujourd'hui 20% d'étrangers en Suiss, en particulier des Italiens et des Allemands. Sans oublier les frontaliers, près de 300.000 personnes.

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