Candidat du parti d'extrême-droite FPÖ, Norbert Hofer arrive deuxième des intentions de vote dans les sondages
Candidat du parti d'extrême-droite FPÖ, Norbert Hofer arrive deuxième des intentions de vote dans les sondages © Reuters

6,4 millions d’électeurs autrichiens sont appelés aux urnes ce dimanche pour élire leur président. Pour la première fois depuis 1945, les deux partis qui gouvernent traditionnellement le pays pourraient être éliminés dès le premier tour.

Le candidat social-démocrate Rudolf Hundstorfer (SPÖ) n’est en effet crédité que de 15% des intentions de vote. Celui des conservateurs, Andreas Kohl (ÖVP) n’en rassemble que 11%.

Celui qui est en tête dans les sondages avec 26% d’intentions de vote s’appelle Alexander Van der Bellen. Ancien patron des Verts, il attire une bonne partie de l’électorat de gauche soucieux de faire barrage à son grand rival, le candidat du parti d’extrême-droite FPÖ, Norbert Hofer, crédité pour sa part de 24% d’intentions de vote.

Usure du pouvoir et désaccords sur la question des migrants

La campagne a été dominée par la question des migrants. La grande coalition actuellement au pouvoir s’est déchirée entre partisans d’une restriction du droit d’asile et défenseurs de la "Willkommenskultur" chère à la chancelière allemande Angela Merkel. Les deux grands partis traditionnels, SPÖ et ÖVP, sont aussi victimes d’une certaine usure du pouvoir, après huit ans de gouvernement commun .

Quel que soit le résultat de ce premier tour, il restera sans doute dans les annales comme l’un des plus serrés de l’histoire du pays. Lors de deux précédentes élections présidentielles, en 2004 et 2010,le social-démocrate Heinz Fischer avait été élu dès le premier tour .

Les précisions à Vienne de Blaise Gauquelin

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