De passage à Paris en visite privée, Jibran Bassil, ministre libanais et membre du Courant patriote libre du Général Michel Aoun, ne cache pas son désarroi face aux Occidentaux qui croient pouvoir neutraliser et dompter les forces islamistes radicales.

" Le soi-disant "Printemps arabe" s'est révélé être un hiver glacial et une plongée dans l'ère des ténèbres, estime Jibran Bassil. Ainsi, les dictatures sont remplacées par des gouvernements islamistes extrémistes et les mouvements inspirés par Al-Qaeda sont en plein essor."

Pour lui, les Occidentaux commettent une erreur monumentale et, sous prétexte de favoriser la démocratie, sont en fait en train de brader leurs valeurs.

Jibran Bassil, ministre libanais de l'électricité et des ressources hydrauliques

Pour Jibran Bassil, la France devrait avoir "une position plus équilibrée" dans le dossier syrien. Dans cette situation chaotique et incertaine de l'autre côté de sa frontière, le Liban risque de faire les frais du nouvel ordre régional qui se dessine mais aussi l'Europe. __

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"Si cette vague de haine n'est pas contenue chez nous , explique-t-il, elle ne tardera pas à atteindre vos côtes." Une ligne de défense libanaise qui semble bien fragile. C'est pourquoi, poursuit Jibran Bassil, "nous demandons à ce que la France ne nous lâche pas!" Or, à l'Elysée, une seule ligne prévaut : Bachar Al-Assad doit partir. A n'importe quel prix.

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