Monseigneur Mounir Khairallah, évêque de Batroun, l'assure : Benoit XVI viendra bien au Liban en septembre prochain pour délivrer son exhortation apostolique, un texte issu des travaux du synode des évêques du Moyen-Orient (10-24 octobre 2010). Entre-temps, les révolutions arabes ont balayé la région. A la frontière orientale du Liban, la Syrie brûle... Compte tenu des risques sécuritaires, le pape va-t-il vraiment faire le déplacement ?

Mrg Mounir Khairallah, évêque de Batroun

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Mrg Mounir

Le programme de Benoit XVI a été conçu avec un soucis évident de sécurité. Le pape sera officiellement reçu à l'aéroport Rafic Hariri, montera au palais présidentiel de Baabda, rencontrera les jeunes au patriarcat de Bkerké, et célèbrera la messe dominicale le 16 septembre sur une esplanade en front de mer de Beyrouth. Donc pas de messe dans un stade. Tous ces lieux sont facilement sécurisables car les accès sont très restreints.

Bien évidemment, le calendrier de la visite tombe à point nommé pour rassurer des chrétiens orientaux longtemps enfermés dans un "pacte autoritaire" avec des régimes souvent laïcs mais liberticides. Aujourd'hui, constate le politologue Joseph Bahout, "ce pacte s'effondre" sous les coups des révolutions, dont les islamistes sont désormais les moteurs. Dans ce paysage en pleine mutation, les chrétiens se veulent malgré tout optimistes faces aux défis.

Mrg Mounir Khairallah, évêque de Batroun

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chesnot

Pour autant, la visite papale, même si elle est bien programmée, pourrait être aussi annulée au dernier moment, explique Mrg Pascal Gollnisch, directeur général de l'Oeuvre d'Orient. Si tel était le cas, le message serait alors désastreux non seulement pour les chrétiens mais aussi pour les musulmans et tous ceux qui oeuvrent pour la convivialité religieuse dans la région. Les extrémistes auraient alors gagné.

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