Les hommes (et femmes d'affaires) français ne décolèrent pas contre l'ambassadeur Antoine Sivan. Ils lui ont même adressé un courrier bien épicé : "50 exposants français à la Foire internationale de Tripoli ont répondu à l'appel de leur ministre les exhortant à venir en Libye, prendre leurs marques, avant que leurs "collègues et concurrents" allemands, italiens, turcs, etc. ne soient trop implantés. Beau succès ! Nous sommes forts surpris que l'ambassadeur de France, pour la première fois depuis 12 ans de présence française à la Foire internationale de Tripoli, ne daigne pas honorer de sa visite les 75 Français présents."

Un participant à la Foire nous a expliqué que le pavillon France était le plus imposant notamment par rapport à celui des Italiens, alors que sous Kadhafi ces derniers étaient très implantés. D'où l'incompréhension des hommes d'affaires qui comprennent mal l'absence de l'ambassadeur de France, dans un pays où tout est à reconstruire et où les Français ont la cote. De l'art de se tirer une balle dans le pied... Pour ce participant, "Antoine Sivan préfère se demener pour les grands groupes -il avait accueilli une mission du MEDEF en février dernier- plutôt que d'aider les PME-PMI. C'est inadmissible".

Résultat, l'ambassadeur de France qui connaît pourtant bien le monde arabe (il a été numéro deux à l'ambassade à Bagdad et ex-chef de poste à Doha) n'a pas accueilli le Premier libyen qui était venu à la foire accompagné de son ministre des finances et de son ministre de l'économie. En terme diplomatique, cela s'appelle "une boulette"...

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