Le Brexit doit se faire le plus vite possible, selon les responsables des institutions européenne, mais la Grande-Bretagne pourrait reporter sa sortie de l'UE à fin 2019

Theresa May à Bruxelles en discussion avec le ministre allemand de Maiziere
Theresa May à Bruxelles en discussion avec le ministre allemand de Maiziere © Maxppp / dpa / Thierry Monasse

On savait les britanniques pas vraiment pressés de quitter l’UE. Selon des informations recueillies par le Sunday Times ce dimanche, le départ effectif de la Grande-Bretagne pourrait être reporté à fin 2019 en raison des difficultés que rencontre l'administration britannique. Les élections à venir en France et en Allemagne représenteraient une complication supplémentaire.

La Première ministre issue, on peut dire, du Brexit, a prévenu qu'elle ne ferait pas appel à l'"article 50" en 2016. Theresa May dit avoir besoin de temps pour préparer les négociations. Le recours à l'"article 50" déclenche formellement la procédure de séparation et ouvre une période de négociations de deux ans au terme de laquelle le pays concerné quitte l'Union.

Selon le Sunday Times, des ministres britanniques ont prévenu en privé de hauts responsables de la City que le recours à l'article 50 pourrait n'avoir lieu que vers la fin de 2017, ce qui reporterait le Brexit à fin 2019.

Les raisons de ce retard seraient dues au temps nécessaire à la formation des équipes britanniques des deux ministères concernée par la négociation. Selon une source proche du gouvernement citée par le Sunday Times, "Ils disent qu'ils ne savent même pas quelles sont les bonnes questions à poser lorsqu'ils commenceront finalement à négocier avec l'Europe".

Pas d'ultimatum, mais la Grande Bretagne doit se presser, dit l'UE

Les responsables de la commission européenne préféraient, de loin, un déclenchement accéléré de la procédure de séparation, mais il reconnaissent que l'article 50 ne prévoit pas de deadline. Ce ne serait pas la bonne méthode d’imposer un ultimatum au Royaume Unis, selon un porte-parole de la Commissio européenne, mais Martin Schultz a demandé à toutes les parties d’agir avec une très grande responsabilité

A Bruxelles, les explications de Laxmi Lota

La victoire du camp du Brexit a déjà entraîné la Grande-Bretagne dans une légère récession, selon des économistes. La Banque d'Angleterre estime que le pays devrait éviter de tomber en récession dans les deux ans à venir, tout en abaissant nettement ses prévisions de croissance pour le pays.

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