Douze jours après l'attentat à la bombe de Manchester, une camionnette a foncé samedi soir dans la foule sur le London Bridge. Les assaillants ont ensuite poignardé des piétons.

Deux attaques simultanées ont visé la capitale britannique
Deux attaques simultanées ont visé la capitale britannique © AFP / Daniel SORABJI

En direct

10:30 : décès de l'un des blessés, le nombre de morts passe à sept, annonce la chef de la police métropolitaine de Londres, Cressida Dick.

9:52 : Les français blessés sont au nombre de quatre, "Quatre compatriotes sont blessés et il y a semble-t-il une personne particulièrement touchée" a expliqué sur franceinfo Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères.

8h20 : Le Premier Ministre français Edouard Philippe dit sa "solidarité" avec les Britanniques.

8:18 : Le parti conservateur britannique annonce suspendre sa campagne pour les législatives du 8 juin.

8:03 : Dans un communiqué, l'Elysée annonce que "des concitoyens français figurent parmi les victimes. La France met tout en œuvre pour leur porter assistance". Deux Français ont été blessés, dont un dans un état grave", selon le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner. Il demande par ailleurs aux personnes inquiètes de tenter d'abord de contacter leurs proches pour avoir des nouvelles, afin de ne pas saturer le centre de crise.

Les faits

Vers 23h08, heure de Paris, (22h08 à Londres), la police britannique a été appelée pour des "incidents majeurs", requalifiés ensuite en "actes terroristes". Ces attaques ont fait plusieurs victimes sur le London Bridge, dans le centre de la capitale britannique, et à Borough Market, situé non loin du pont, sur la rive sud de la Tamise.

Une intervention s'est également déroulée à Vauxhall, toujours sur la rive sud, mais il semble qu'il ne s'agissait que d'une rixe.

Des "incidents" d'origine terroristes ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Londres
Des "incidents" d'origine terroristes ont eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche à Londres © Visactu

Sur le London Bridge, des témoins racontent avoir vu un véhicule, une camionnette blanche, qui roulait à environ 80 kilomètres à l'heure et aurait quitté la chaussée pour foncer sur le trottoir, renversant des passants. Le van a terminé sa course dans la clôture qui entoure la cathédrale de Southwark. Des assaillants en sont sortis, et, armés de couteau, ils ont agressé des piétons quelques mètres plus loin.

Ces attaques à l'arme blanche se sont principalement à Borough Market , un ancien quartier industriel reconverti et très à la mode, situé dans le prolongement du pont, non loin du Shard, le plus haut gratte-ciel de Grande-Bretagne. Selon les témoins, les trois assaillants ont poignardé des gens au hasard, allant dans des restaurants et des bars. Les assaillants ont très vite été abattus par la police dans le marché couvert de Borough Market. Ils portaient de fausses ceintures d'explosifs.

Selon un dernier bilan, six personnes ont été tuées, et quarante-huit autres ont été hospitalisées dans cinq hôpitaux londoniens. Les blessés plus légers ont été pris en charge sur place. Quatre Français font partie des victimes, l'un se trouve dans un état grave.

L'ambassade de France au Royaume-Uni a mis en place un numéro d'urgence qu'il ne faut appeler que si on n'a pas réussi à rentrer en contact avec ses proches.

L'ambassade annonce également un renfort de sécurité pour le premier tour des élections législatives françaises, qui a lieu ce dimanche pour les Français de l'étranger.

Durant, la nuit londonienne, des voitures de police ont parcouru la ville toutes sirènes hurlantes toute la nuit. Des bateaux de police fouillant la Tamise avec des torches à la recherche de possibles victimes. Beaucoup de Londoniens sont restés plusieurs heures enfermés dans les bars et restaurants de ces deux sites touristiques et festifs du centre de la capitale britannique. On en a vu obligés de se déplacer en groupe, les mains levées, entourés de forces de police.

Deuxième attentat en Grande Bretagne en deux semaines, troisième en trois mois

Ces attaques interviennent moins de deux semaines après l'attentat qui a fait 22 morts le 22 mai à Manchester, lorsqu'un jeune Britannique d'origine libyenne s'est fait exploser à la sortie d'un concert de la pop star américaine Ariana Grande. L'attentat de Manchester avait été revendiqué par l'organisation djihadiste Etat Islamique.

Le 22 mars, également à Londres, un homme avait foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier.

Après l'attentat de Manchester, la Première ministre Theresa May avait élevé à son maximum le niveau d'alerte terroriste, avant de le ramener au niveau "critique", ce qui pourra lui être reproché.

Les réactions internationales n'ont pas tardé

En France, le ministre de l’Intérieur a transmis "aux Londoniens notre totale solidarité, alors que le Royaume-Uni est à nouveau plongé dans l’horreur".
Solidarité exprimée également par le président de la République.

Quant à Donald Trump, il a réussi à créer le scandale en utilisant les événements de Londres pour faire la promotion de son "travel ban". "Nous avons besoin d'être intelligents, vigilants et durs. Nous avons besoin que la justice nous rende nos droits. Nous avons besoin du 'travel ban' pour un plus haut niveau de sécurité.", a-t-il twitté avant de finalement s'adresser au peuple britannique.

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