Le parquet brésilien a demandé la mise en examen de l’ancien président Lula da Silva, considéré comme la tête du réseau de corruption Petrobras.

Lula considéré comme le chef du réseau de corruption Petrobras : nouveau coup dur pour la gauche brésilienne
Lula considéré comme le chef du réseau de corruption Petrobras : nouveau coup dur pour la gauche brésilienne © Reuters / Paulo Whitaker

Nouveau coup dur pour la gauche brésilienne : moins de quinze jours après la destitution de Dilma Rousseff par les sénateurs, le parquet brésilien a demandé mercredi la mise en examen de son parrain politique l'ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2010), considérant qu'il était le "chef suprême" du réseau de corruption dans le scandale Petrobras.

"Lula se trouvait en haut de la pyramide et, sans son pouvoir de décision, ce réseau de corruption aurait été impossible", (le procureur Deltan Dallagnol)

De son côté, Lula a aussitôt balayé ces accusations qu’il a qualifiées de "farce". Le juge, chargé du dossier sur les enquêtes de "l'Opération Lavage rapide" (portant sur le scandale Petrobras) devra décider s'il accepte ou non la mise en examen de Lula, 70 ans, icône de la gauche brésilienne.

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Le procureur a souligné que le réseau de corruption ne se limitait pas à Petrobras mais touchait sa filiale Eletrobras, les ministères de la Planification et de la Santé, la banque d'Etat Caixa Econômica et probablement d'autres organismes publics.

Le plus grand scandale de corruption au Brésil

Alors qu’il qualifie l’affaire comme "le plus grand scandale de corruption de l'histoire du Brésil", le procureur affirme que Lula avait reçu quelque 3,7 millions de réais (1,1 million de dollars au taux change actuel) sous forme de "pots-de-vin" versés par l'entreprise de BTP OAS, ainsi que des avantages en nature à l'ancien chef de l'Etat par le biais, entre autres, de travaux en vue de refaire un triplex.

Lula est visé par trois enquêtes dans le cadre du scandale Petrobras, une affaire qui a coûté plus de deux milliards de dollars à la compagnie-phare du Brésil et a bénéficié à des dizaines d'hommes politiques de divers partis, à des entrepreneurs du BTP et à des directeurs de Petrobras. Il avait déjà été inculpé le 29 juillet de tentative d'entrave à la justice.

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