Nouvelle opération contre l’État Islamique en Irak : huit rafales ont décollé du porte-avion Charles de Gaulle. Objectif : reprendre Mossoul, bastion djihadiste de premier ordre.

Un combattant pershmerga sur la ligne de front face aux djihadistes, au sud est de  Mossoul, aout 2014
Un combattant pershmerga sur la ligne de front face aux djihadistes, au sud est de Mossoul, aout 2014 © AFP / AHMAD AL-RUBAYE / AFP

Cela fait deux ans que Mossoul, deuxième ville irakienne, est tombée aux mains des combattants de l’organisation État Islamique, qui en ont fait, depuis, un bastion djihadiste et ultra-protégé, capitale autoproclamée du ‘califat’.

Ce vendredi, huit avions Rafales ont donc décollé du porte-avion Charles de Gaulle, basé en Méditerranée Orientale. Aucune précision n'a été donnée sur la nature exacte de cette mission. Ces appareils peuvent mener des frappes ou faire de la reconnaissance, en Irak ou en Syrie. Il s'agit du troisième engagement du Charles de Gaulle, au sein de la coalition internationale anti-EI dirigée par les États-Unis depuis février 2015.

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Un rafale avant son décollage du porte-avion Charles de Gaulle, le 30 septembre 2016
Un rafale avant son décollage du porte-avion Charles de Gaulle, le 30 septembre 2016 © AFP / Eric FEFERBERG / AFP

Mossoul, enjeu militaire...

Pour cette coalition, il s’agit donc avant tout de ‘décapiter’ le califat en reprenant cette ville irakien, bordée par le Tigre, et reconnue comme une place-forte stratégique importante. A la faveur d'une offensive fulgurante en 2014, l'organisation EI s'était emparé de plusieurs pans du territoire irakien au nord et à l'ouest de Bagdad et a fait de Mossoul, la deuxième ville d'Irak, son principal bastion.

Territoires contrôlés par l'organisation État Islamique
Territoires contrôlés par l'organisation État Islamique © Visactu / Visactu

...et enjeu humanitaire

Pour autant, la ville compte toujours 700.000 habitants, souffrant de la famine et de la violence des échanges. Avant l'assaut, le Haut-Commissariat de l'ONU pour les réfugiés a indiqué jeudi se préparer à un déplacement de population sans précédent : "Plus d'un million de personnes pourraient être déplacées lors de la prochaine offensive et nous prévoyons qu'au moins 700.000 auront besoin d'aide, d'abris, de nourriture, d'eau".

Cette bataille de Mossoul a le potentiel pour devenir l'une des plus grandes catastrophes de ces dernières années (Bruno Geddo représentant du HCR en Irak)

Le HCR a déjà construit des camps en prévision de ce déplacement massif de population, mais il manque de terrains, de fonds et de temps pour en construire d'autres.

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