Alors que le président français Emmanuel Macron vient d'être diagnostiqué positif à la Covid-19, il rejoint le groupe de ces chefs d'état atteints, avec plus ou moins de gravité, par la maladie au cours de cette année de pandémie.

Des caricatures d'Emmanuel Macron, Donald Trump ou Boris Johson en décembre 2019 (photo d'illustration)
Des caricatures d'Emmanuel Macron, Donald Trump ou Boris Johson en décembre 2019 (photo d'illustration) © AFP / CRISTINA QUICLER

Emmanuel Macron vient d'être diagnostiqué, ce jeudi matin, positif au test RTPCR, sans que l'Élysée, pour l'instant, ne sache comment le président français a pu contracté la maladie. Dans la foulée, il a été mis à l'isolement pour 7 jours mais "continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance", tout comme son Premier ministre Jean Castex, qui a été déclaré 'cas contact', pour la seconde fois en quelques mois.

Emmanuel Macron rejoint ainsi le groupe de ces dirigeants d'États qui, plus ou moins attentifs aux gestes barrières, n'auront pas échappé au virus qui a changé 2020. Sans compter qu'il pourrait bien en devenir un maillon de la chaine : outre un diner partagé la veille de son diagnostic avec des élus de LRM, il a aussi provoqué la mise à l'isolement du chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez.

Boris Johnson, le miraculé reconnaissant

L'un des premiers à avoir contracté la maladie : le Premier ministre britannique de 56 ans a été touché le 27 mars dernier, assez sérieusement pour que l'allocution de sa réapparition en public ait ému une bonne partie des citoyens. Boris Johnson, passé par la case 'soins intensifs', et qui a été très affaibli pendant près de deux semaines, a ainsi chaleureusement remercié le personnel qui s'est occupé de lui, notamment des infirmiers portugais, car il y a bien eu "48h où tout aurait pu basculer". Le chef du gouvernement britannique a aussi reconnu qu'il devait largement au "NHS, le système de santé universel et gratuit britannique d'être encore en vie". C'est l'un des premiers à a voir souhaité un "prompt rétablissement à Emmanuel Macron".

Au Royaume-Uni, le Prince Charles (71 ans) avait lui aussi été testé positif au Covid-19 le 25 mars, sous une forme légère, qui est passée après une semaine d'isolement et du repos.

Jair Bolsonaro, celui qui n'y croyait pas

Il s'était franchement opposé à toutes les mesures de lutte contre cette pandémie : le président brésilien de 67 ans avait minimisé le virus ("une grippette") et multiplié, juste avant la nouvelle, les bains de foule et autres chaleureuses poignées de main avec la population, en refusant de porter le masque. Mais le diagnostic tombé le 7 juillet a été sans appel : positif à la Covid-19. Dès lors, il a été isolé trois semaines dans sa résidence de Brasilia, mais pris en photo plusieurs fois toujours sans masque, même face à ses interlocuteurs... et sans signe de fatigue apparent. Un épisode qui n'a pas nui à sa popularité, qui s'est vue renforcée cet automne lors d'élections municipales.

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Vague estivale en Amérique Latine

Ailleurs en Amérique latine, le virus a également touché d'autres dirigeants : le 11 juin, Luis Abinader, 53 ans, et fraichement élu à la tête de la République Dominicaine, annoncé être touché. Le président du Honduras, Juan Orlando Hernandez a été admis dans un hôpital militaire de Tegucigalpa le 17 juin, et la présidente par intérim de la Bolivie Jeanine Añez annonçait aussi être positive au Covid-19 le 7 juillet. 

Donald Trump, soigné par un traitement expérimental

Le président sortant américain de 74 ans, testé positif le 1er octobre, a été hospitalisé pendant trois nuits avant de ressortir et de se présenter dans le bureau ovale, six jours seulement après le diagnostic. Tout au long des semaines précédentes, Donald Trump avait jeté le trouble en multipliant des messages de défiance, et n'était pas le meilleur représentant des gestes barrières.

Plusieurs correspondants de presse à la Maison Blanche avaient aussi rapporté que les collaborateurs circulaient dans les couloirs non masqués. "N'ayez pas peur du Covid-19" avait-il ensuite tweeté de sa chambre d'hôpital, lors de sa première nuit sous surveillance médicale. Une partie de son entourage, sa femme Melania, et ses deux fils Barron et Donald Jr, ont également contracté la maladie. Donald Trump a été soigné par un traitement expérimental contre le Covid-19, des anticorps de synthèse développés par le laboratoire Regeneron.

Le président algérien affaibli

En Algérie, le président Abelmadjid Tebboune, 75 ans, en convalescence après avoir contracté le Covid-19 en octobre, est apparu dimanche, pour la première fois depuis son transfert médicalisé en Allemagne le 28 octobre, dans un message vidéo diffusé sur son compte Twitter. Visiblement amaigri, il s'est efforcé de rassurer les Algériens sur sa santé et a promis de rentrer en Algérie d'ici trois semaines au plus tard. 

Vladimir Poutine épargné

En Russie, si Vladimir Poutine semble résister à la contamination, et promet de se faire vacciner dès que ce sera autorisé pour sa tranche d'âge, son entourage n'a pas échappé au virus : le Premier ministre russe Mikhaïl Michoustine a été testé positif en avril, tout comme le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, quelques semaines plus tard.

Vague dans les pays de l'Est

Le président polonais Andrzej Duda a été testé positif au coronavirus le 24 octobre, à un moment où la Pologne faisait face à une recrudescence de la pandémie. Le chef de la diplomatie slovène Anze Logar, testé positif au même moment, a provoqué la mise en quarantaine des ministres des Affaires étrangères des trois pays baltes et de la chef de l'opposition au Belarus. Puis quelques jours plus tard, c'est le Premier ministre bulgare Boïko Borissov qui annonçait avoir contracté la maladie.

Justin Trudeau menacé de près 

L'épouse de Justin Trudeau a été dépistée et testée positive à la maladie dès le 12 mars, obligeant ainsi le Premier ministre du Canada a se mettre à l'isolement pendant deux semaines, sans test. Justin Trudeau, 48 ans, n'a pas contracté le virus, qui s'est manifesté par des symptômes grippaux modérés sur son épouse, dès le retour d'un voyage à Londres au mois de mars.

Des hauts dirigeants français guéris

Lors de la première vague, plusieurs hommes politiques français ont été touchés comme Michel Barnier, 69 ans, qui l'annonçait par communiqué dès les premiers jours du confinement de printemps. Le chef de la négociation avec le Royaume-Uni pour le Brexit a même pris la peine de rassurer son entourage avec une vidéo sur Twitter où il apparaissait isolé, mais en bonne forme, avant de se remettre au travail un mois plus tard.

Au gouvernement, c'est Bruno Le Maire qui a témoigné au mois de septembre de son expérience personnelle. Interrogé sur France Inter, il a raconté : "Ç'a été violent", et a confié ne plus pouvoir courir des kilomètres, comme il le faisait auparavant. Le député de Paris Claude Goasguen, 75 ans, a lui succombé au virus en mai dernier.