Mali élections législatives
Mali élections législatives © CC lewebafricain

6,5 millions de Maliens sont appelés à voter dimanche, lors du premier tour des législatives. Un scrutin placé sous haute surveillance face aux risques d'attentat

Trois mois après la présidentielle, ces élections doivent parachever le retour à l'ordre constitutionnel interrompu par un coup d'Etat ayant précipité en mars 2012 la chute du nord du pays aux mains de groupes islamistes armés.

Les bureaux sont ouverts de 8h00 à 18h00.

On veut la paix, la reconciliation et que le Mali redevienne comme avant

Le vote se déroule pour l'instant sans problèmes mais s'il n'y a pas affluence dans les bureaux de vote à Bamako. La campagne électorale a été terne et a peu mobilisé, ce qui pourrait entraîner une baisse du taux de participation par rapport à la présidentielle de juillet/août. Il avait alors tourné autour de 50%.

Sébastien Baer se trouve dans un bureau de vote dans un lycée de Bamako

Ibrahim Boubacar Keita a besoin d'une majorité pour lancer la décentralisation

En allant déposer son bulletin dans l'urne à Bamako, le chef de l'Etat a fait part de sa "joie" de pouvoir voter et estimé que ces législatives prouvaient que "le Mali est debout et avance".

Après l’élection présidentielle de l’été dernier et l’arrivée au pouvoir d’Ibrahim Boubacar Keita, ces législatives sont la dernière étape du retour à l’ordre démocratique et constitutionnel dans le pays. Un scrutin dont l’enjeu politique est extrêmement important puisque ces élections vont permettre de recomposer le paysage politique et les futurs rapports de force.

A Bamako, David Baché

Un scrutin sous haute surveillance

Les craintes d'attentats jihadistes le jour des élections ne manquent pas. La sécurité est assurée par l'armée malienne, les soldats français et ceux de la Minusma. Le pays est toujours sous la menace des groupes armés islamistes et ces derniers jours, plusieurs attaques ont eu lieu au nord du Mali. Le scrutin sera donc placé sous haute surveillance et plusieurs milliers d’observateurs nationaux et internationaux, déployés dans tout le pays, doivent s’assurer du bon déroulement des opérations de vote.

Dans les trois régions et grandes villes du Nord - Gao, Tombouctou et Kidal - "des mesures de sécurité nécessaires" ont été prises pour "éviter toute surprise", à savoir une action islamiste armée, selon le ministère malien de la Sécurité. Un "cordon sécuritaire" a été mis en place, composé des forces armées maliennes, de celles de la Mission de stabilisation de l'ONU au Mali (Minusma) et des militaires français de l'opération Serval.

Le reportage de Sébastien Baer

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