Le secrétaire général du mouvement rebelle touareg malien Azawad lors des négociations de paix en Algérie
Le secrétaire général du mouvement rebelle touareg malien Azawad lors des négociations de paix en Algérie © MaxPPP

Le gouvernement malien et six mouvements armés, favorables au gouvernement en place, ont signé à Alger un "accord de paix et de réconciliation" pour mettre fin aux violences dans le nord du pays. L'accord n'a pas été signé par le MNLA, qui regroupe plusieurs groupes rebelles. Mais c'est peut être une étape décisive sur le chemin de la réconciliation

Cet accord est destiné à conclure les négociations débutées en juillet 2014 à Alger, les premières à rassembler l'ensemble des parties prenantes au conflit dans le nord du Mali, où a été lancée en 2013 une intervention internationale initiée par la France.

Il faut rester prudent sur la portée de cet texte, car la Coordination des mouvements de l'Azawad, qui regroupe plusieurs groupes rebelles comme le Mouvement national de libération de l'Azawad, explique vouloir poursuivre de bonne foi le processus de paix mais demande du temps pour consulter les populations avant de signer un texte qui prévoit bien une meilleure représentation des populations du nord, mais sans expliquer de quelle façon.

Dans la déclaration on peut lire :

Cet accord ne vise pas à résoudre immédiatement tous les problèmes d'une crise profonde, multiforme et cyclique. Il s'agit néanmoins d'une étape décisive vers la paix et la réconciliation.

A Bamako, la correspondance de David Baché

A Laurent Fabius a salué "une excellente nouvelle" et a rendu hommage à la médiation algérienne.

L'armée française est intervenue au Mali en janvier 2013 pour chasser des groupes djihadistes armés qui menaçaient la capitale Bamako. La France dispose toujours, dans le cadre de son opération antiterroriste Barkhane, d'un point d'appui permanent à Gao et d'une base avancée temporaire à Tessalit

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