Vers un accord de paix au Mali
Vers un accord de paix au Mali © Reuters

La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), qui réunit les principaux groupes rebelles touaregs du nord du Mali, a signé samedi l'accord de paix et de réconciliation conclu sous l'égide de l'Algérie.

Il avait été signé en mai par Bamako et les milices progouvernementales, mais la CMA réclamait davantage de garanties concernant le retour des réfugiés, la sécurité et le développement économique de la région.

Elaboré en mars à Alger, il accorde davantage d'autonomie au Nord malien et prévoit la création d'une force de sécurité régionale ainsi qu'un plan de développement pour le Nord, mais laisse aux partis le soin de débattre de l'identité politique de l'Azawad.

Le président Ibrahim Boubacar Keita a promis :

Nous ferons en sorte que personne ne soit déçu, que, main dans la main, nous fassions le Mali plus beau, plus confraternel que jamais. Vive le mali réconcilié ! Vive la paix !

Les séparatistes touaregs du nord du Mali se sont alliés en 2012 aux islamistes qui ont pris la moitié nord du pays avant d'en être chassés par les forces françaises de l'opération Serval, lancée en janvier 2013. La prise de la ville stratégique de Ménaka par les miliciens progouvernementaux du Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) a fait planer le doute ces derniers jours surla signature de l'accord d'Alger, mais ils s'en sont retirés vendredi, conformément aux exigences de la CMA.

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Au nom de la CMA, Mahamadou Djeri Maiga a déclaré :

La paix ne se gagne jamais uniquement à partir d'une simple signature. Elle naît du respect des engagements prescrits avec cette signature et de la volonté politique des parties concernées.

La mise en oeuvre du texte ne sera pas aisée du fait de l'émiettement de la rebellion et de ses rivalités internes. Les mouvements qui la composent s'affrontent notamment pour le contrôle du trafic très lucratif de migrants. Les 11.000 casques bleus de la Minusma, qui ont pris le relais de l'opération Serval, veilleront toutefois à ce qu'il soit respecté, a précisé Mongi Hamdi, représentant spécial du secrétaire général de l'Onu.

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