Vers un accord de paix au Mali
Vers un accord de paix au Mali © Reuters

Cela faisait partie des derniers obstacles à un accord de paix : le gouvernement malien a levé hier les mandats d'arrêts datant de 2013 qui visaient les principaux responsables de la rébellion, à dominante touareg.

Une quinzaine de rebelles seraient ainsi concernés.

L'"accord pour la paix et la réconcialiation au Mali" a déjà été signé le 15 mai dernier à Bamako pour les médiateurs internationaux et les représentants du gouvernement malien. La Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) qui rassemble les rebelles touaregs pourraient à son tour ratifier cet accord dans les prochaines heures. Une cérémonie de signature est organisée ce samedi à Bamako. Deux délégations de rebelles étaient attendues dans la capitale pour l'occasion.

A Kidal, également dans le nord du Mali, les dirigeants de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA) se préparaient vendredi à partir pour Bamako.

Retrait de Ménaka

Les miliciens progouvernementaux se sont retirés vendredi de la ville stratégique de Ménaka, dans le nord du Mali, comme le réclamaient les séparatistes touaregs. Leur départ de la ville a été confirmé par l'armée malienne et par des sources au sein de la mission des Nations unies dans le pays, la Minusma. Un convoi d'une soixantaine de véhicules a quitté Ménaka.

Fahad Ag Al Mahamoud, secrétaire général du Gatia (Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés) a déclaré :

Nous avons remis le contrôle de la ville à la Minusma et à l'armée malienne.

L'envoyé spécial de l'Onu pour le Mali a déclaré que ce retrait de Ménaka était un signe rassurant sur la bonne marche du processus de paix. "La Minusma salue la décision courageuse et responsable de la Plate-forme", a dit Mongi Hamdi.

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