Manif anti chinoise à Hong Kong
Manif anti chinoise à Hong Kong © Reuters / Bobby Yip

Plus de 510.000 personnes ont manifesté mardi en faveur de réformes démocratiques à Hong Kong, ont affirmé les organisateurs, qui comptent maintenir la pression sur l'exécutif soutenu par la Chine après le référendum citoyen sur le mode de désignation des dirigeants de la ville.

Si cette estimation est correcte, il s'agit de la plus grande manifestation à Hong Kong depuis la rétrocession de cette

ancienne colonie britannique à la Chine en 1997. La police a pour sa part estimé la foule à 98.600 personnes.

Johnson Yeung, du Front civique pour les droits de l'homme, l'une des organisations à l'origine de cette manifestation, a déclaré que les partisans de réformes démocratiques descendraient à nouveau dans les rues si la Chine ne laissait pas les habitants de la ville choisir librement leurs dirigeants.Cette volonté d'une élection au suffrage universel direct a été exprimée à une écrasante majorité (90,8%, selon les organisateurs) lors d'une consultation populaire organisée sans l'aval des autorités, à laquelle ont participé près de 800.000 personnes, sur plus de sept millions d'habitants.

Le reportage de Philippe Reltien dans la manifestation

MISE EN GARDE CHINOISE

Lors de la rétrocession de Hong Kong à la Chine, l'ancienne colonie britannique a obtenu une large autonomie dans le cadre de la formule "un pays, deux systèmes", assortie d'une promesse d'instauration du suffrage universel, sans calendrier toutefois.Les autorités chinoises assurent que l'élection du chef de l'exécutif de la ville aura bien lieu en 2017 mais la Loifondamentale (Basic Law) qui fait office de constitution à Hong Kong précise que les candidats seront désignés par une commission. Les partisans d'une élection pleinement libre rejettent cette disposition.L'actuel chef de l'exécutif, Leung Chun-ying, a assuré mardi que son gouvernement ferait "tout son possible" pour atteindre cet objectif d'une élection libre. Il a toutefois lancé un appel à ne pas menacer la stabilité de la ville.Recevant un groupe de jeunes hongkongais, le vice-président chinois Li Yuanchao a pour sa part exhorté la jeunesse à défendre "avec vigueur" la formule "un pays, deux systèmes", a rapporté l'agence de presse officielle Chine nouvelle.Le chef du Bureau de liaison de Pékin à Hong Kong est allé encore plus loin.

Nous sommes fermement opposés aux activités radicales et illégales lancées par un très petit nombre de personnes, parce que nous avons tous la responsabilité de défendre les principes

du droit que chérissent les habitants de Hong Kong

a dit Zhang Xiaoming, manifestement en allusion au référendum citoyen et aux projets de manifestations.

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