[scald=94533:sdl_editor_representation]PARIS (Reuters) - Un millier de personnes ont manifesté samedi à Paris dans le cadre d'une journée internationale de soutien à la population grecque soumise à une cure d'austérité par les autorités sous la pression de la zone euro.

Parties du parvis des droits de l'homme place du Trocadéro, quelque 1.500 personnes selon les organisateurs, 600 selon la police, ont défilé jusqu'à l'ambassade de Grèce située dans le XVIe arrondissement, à quelques pas du bureau parisien du Fonds monétaire international (FMI).

"Solidaires du peuple grec", "FMI dégage" ou "Grèce générale", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par les manifestants au milieu de quelques drapeaux du NPA.

"Je suis ici par solidarité avec le peuple grec, parce que c'est honteux ce qui se passe, parce que les banques et la troïka les mettent à genoux", a expliqué à Reuters TV l'une des manifestantes, Maria.

"Ce n'est pas l'idée que je me fais de l'Europe, moi je suis pour une Europe solidaire, pas du tout pour une Europe qui dépouille les peuples pour le bénéfice de quelques uns et surtout des banques", ajoute-t-elle.

"Je voudrais que tous les peuples se rendent compte de ce qu'il se prépare, aujourd'hui c'est la Grèce, demain c'est l'Espagne et après-demain c'est la France."

Le Parlement grec a voté le 12 février une loi d'austérité exigée par la troïka (FMI, Union européenne et Banque centrale européenne) qui prévoit 3,3 milliards euros d'économies budgétaires par le biais de nouvelles baisses de salaires et des retraites et une nouvelle vague de suppression d'emplois dans la fonction publique.

Ces mesures sont réclamées par les créanciers internationaux en échange d'un nouveau plan d'aide de 130 milliards d'euros indispensable pour éviter que la Grèce ne se retrouve en situation de paiement le 20 mars prochain.

"Je demande une sortie de l'Union européenne pour la Grèce, pour l'Espagne, pour les peuples qui n'aiment pas le système capitaliste et financier qu'il y a maintenant", a déclaré Carolo, un Espagnol de 19 ans, lors de la manifestation parisienne.

Pauline Mével avec Marine Pennetier

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