[scald=89881:sdl_editor_representation]LE CAIRE (Reuters) - Des expatriés syriens ont mis à sac l'ambassade de leur pays au Caire et ont fait irruption dans les missions diplomatiques de Londres et de Koweït City pour dénoncer les bombardements en cours à Homs.

Une partie de l'ambassade du Caire a été incendiée et des meubles et équipements divers ont été détruits.

Celle de Londres, devant laquelle 150 personnes se sont rassemblées, a été caillassée et plusieurs vitres ont été brisées. Cinq personnes ont été arrêtées après avoir pénétré dans le bâtiment et une autre a été interpellée pour l'agression d'un policier, rapporte Scotland Yard.

Au Koweït, des manifestants sont également parvenus à pénétrer dans l'enceinte de la mission syrienne, dont plusieurs gardes ont été blessés. Le drapeau a par ailleurs été retiré.

Des rassemblements ont également été signalés devant les ambassades syriennes de Berlin, de Washington et d'Athènes après

les informations faisant état d'intenses bombardements à Homs, où plus de 200 personnes auraient été tuées.

A Paris, des manifestants pro et anti-Assad se sont affrontés devant l'ambassade de Russie, qui bloque pour l'instant l'adoption d'un résolution à l'Onu pour condamner la violence. Plusieurs personnes ont été arrêtées par la police, a constaté une journaliste de Reuters télévision.

Samedi à l'aube, le calme était revenu autour de l'ambassade syrienne de Caire, protégée par un cordon de policiers égyptiens, a constaté un journaliste de Reuters.

Plusieurs centaines de manifestants se sont en revanche rassemblés devant un commissariat situé quelques pâtés de maisons pour réclamer la remise en liberté de 11 Syriens et d'un Egyptien arrêtés un peu plus tôt.

C'est la deuxième fois en moins d'une semaine que la représentation diplomatique de la Syrie au Caire est prise pour cible par des Syriens solidaires du mouvement de contestation contre le régime de Bachar al Assad.

Ahmed el-Shimy et Edmund Blair, Henri-Pierre André et Jean-Philippe Lefief pour le service français, avec Claire Watson

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