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vladimir poutine veut "éradiquer" le terrorisme
vladimir poutine veut "éradiquer" le terrorisme © reuters

Nouveau geste de Vladimir Poutine face aux pressions du Comité international olympique. A un mois des Jeux, le président russe est revenu samedi sur l'interdiction de manifester à Sotchi pendant les JO. Une "zone spéciale" sera ouverte aux opposants.

Vladimir Poutine desserre encore un peu l'étrainte de as poingne de fer. Après les libération de Mikhail Khodorkovski, des deux dernières Pussy riot incarcérée et l'amnistie des trente militants de Greenpeace, le président russe fait une nouvelle annonce: la délimitation d'une "zone spéciale" pour permettre sous certaines conditions très srtictes... mais permettre tout de même, quelques manfiestations pendant les JO de Sotchi en février prochain.

Les précisions de Caroline Larson, correspondante de France inter en Russie

Un décret très strict

Vladimir Poutine a signé un décret, indiquant que des rassemblements et des marches "peuvent avoir lieu", mais que leurs localisation et parcours doivent être fixés en accord avec les autorités de la ville balnéaire de la mer Noire, ainsi qu'avec les forces de police et de sécurité régionales.

Le porte-parole du président Dmitri Peskov a précisé à l'agence Ria Novosti que Vladimir Poutine avait ordonné aux organisateurs et responsables régionaux de désigner une zone spéciale dans la ville où les manifestants pourraient

"librement" se rassembler et "protester, s'ils le veulent"

Les services secrets russes ont rédigé les amendements

Les puissants services secrets russes (FSB), qui ont rédigé les amendements, ont souligné l'avoir fait de sorte qu'ils soient conformes à la Charte olympique, tout en permettant aux autorités de

gérer efficacement des actions de protestation potentielles

Le décret, contenant des amendements à un précédent texte et publié sur le site web du Kremlin, permet également aux responsables de limiter le nombre de participants à des manifestations pendant les Jeux qui se dérouleront du 7 au 23 février.

Dans le précédent décret signé en août, M. Poutine, qui se trouve actuellement à Sotchi où il inspecte les sites olympiques, avait pourtant interdit tout rassemblement, réunion ou manifestation non lié au déroulement des JO.

La mesure draconienne devait prendre effet le 7 janvier et durer jusqu'au 21 mars, après la fin des Jeux Paralympiques (7 au 16 mars), également organisés à Sotchi.

Le président du CIO, Thomas Bach, avait annoncé en décembre avoir obtenu des autorités russes qu'une zone spéciale réservée aux manifestants soit établie à Sotchi durant les Jeux.

Dans un communiqué le CIO:

Nous saluons cette annonce. Cela est en conformité avec les assurances que le président Poutine nous avait données l'an dernier et avec les projets des autorités russes pour assurer la liberté d'expression, en même temps que la sécurité des Jeux

Le président américain Barack Obama et les dirigeants européens, y compris le Premier ministre britannique David Cameron, ont annoncé qu'ils n'assisteront pas à la cérémonie d'ouverture, sur fond de controverse autour de l'adoption, récemment, d'une loi interdisant la "propagande homosexuelle" en Russie.

Le pays a décidé de mettre en place des mesures de sécurité extrêmement strictes pendant les JO, y compris la surveillance par des drones, la limitation de l'accès à la ville et la surveillance des conversations téléphoniques des athlètes et journalistes accrédités.

Une mesure une semaine après les deux attentats de Volgograd

Les craintes de voir des militants islamistes lancer des attaques pendant les Jeux ont été renforcées par deux attentats suicide fin décembre à Volgograd (sud-ouest), à 700 kilomètres de Sotchi, attribués à des kamikazes.

Samedi, le président Poutine, qui avait descendu quelques pistes la veille avec le Premier ministre Dmitri Medvedev près de la station de sports d'hiver Krasnaïa Poliana, a assisté à Sotchi à une répétition de la cérémonie d'ouverture des JO, dont les détails sont strictement gardés secrets.

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