Le 16 juillet, des manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu un peu partout en France comme ici à Lille
Le 16 juillet, des manifestations pro-palestiniennes ont eu lieu un peu partout en France comme ici à Lille © maxppp

Les autorités françaises ont décidé d'interdire les manifestations pro-palestiniennes qui devaient se dérouler ce week-end à Paris et à Sarcelles dans le Val d'Oise. Les organisateurs en colère ont saisi la justice.

Des manifestations sont prévues un peu partout en France ce week-end pour soutenir les Palestiniens et critiquer l'action militaire israélienne. En revanche à Paris et Sarcelles, elles sont interdites. Le gouvernement français craignant des débordements lors de ces manifestations, a préféré les interdire ces défilés à Paris et Sarcelles. La préfecture parisienne évoque un contexte de "tension accrue" après les heurts qui ont eu lieu dimanche dernier devant deux synagogues parisiennes entre pro-palestiniens et pro-israéliens lors de ces manifestations.

"Des risques graves de troubles à l'ordre public"

Invoquant "des risques graves de trouble à l'ordre public", la préfecture de Paris relaie les inquiétudes du chef de l'Etat. François Hollande, depuis le Niger où il est en déplacement, avait déjà mis en garde contre "une importation du conflit en France".

Concernant le défilé sarcellois, les autorités l'ont interdit craignant des affrontements entre les manifestants des deux camps opposés qui s'étaient donné rendez-vous dimanche au même endroit.

Les associations et les organisateurs de ces rassemblements ont dénoncé la décision des autorités qui selon eux "s'oppose à une liberté fondamentale". Ils s'attendent d'ailleurs à voir des manifestants se rassembler malgré l'interdiction.

Des manifestations sont autorisées dans de nombreuses villes comme Lille, Nantes, Lyon, Marseille.

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