EN CHIFFRES - À trois semaines des élections, France Inter se penche sur les enjeux du scrutin européen. Carcan normatif, représentativité discutable, transparence insuffisante, les jugements sont rudes à l'égard de l'Europe qui tente pourtant de réhabiliter son image.

A peine plus de 1 Français sur 3 déclare avoir confiance en la Commission européenne. Laquelle ne suscite pas d'enthousiasme majeur de la part des autres pays de l'Union.
A peine plus de 1 Français sur 3 déclare avoir confiance en la Commission européenne. Laquelle ne suscite pas d'enthousiasme majeur de la part des autres pays de l'Union. © AFP / Nicolas Economou/NurPhoto

Pour mieux saisir les enjeux des prochaines élections européennes, France Inter se met à l'heure européenne. Une semaine spéciale et en particulier dans le 18/20 de France Inter. Pour la première émission de cette série, une question posée : "l'Europe sert-elle à quelque chose ?". Pour les citoyens, l'Europe peut être vécue comme un carcan normatif et réglementaire dont la représentativité est discutable et la transparence insuffisante. Même si des initiatives sont prises pour réhabiliter son image.

Les institutions européennes suscitent chez les citoyens de l’Union une adhésion moyenne, l’exécutif, la Commission, et le législatif, le Parlement, recueillant au global moins de 50 % d’opinions favorables.

Globalement, à l’échelle des 28 Etats membres, le niveau de confiance a tendance à décliner depuis le passage à l’euro. Il reste néanmoins plus élevé dans les pays de l’est et du nord (Allemagne, Roumanie, Suède, Finlande…), qui affichent en 2018 davantage d’enthousiasme à l’égard des institutions européennes que l’Europe du Sud et de l’Ouest (Royaume-Uni, France, Italie, Espagne).

Quête de transparence 

En 2011, le Parlement européen et la Commission ont créé conjointement le registre de transparence, qui doit recenser "tous les groupes d’intérêts et consultants indépendants menant des activités visant à influencer le processus législatif et la mise en œuvre des politiques des institutions de l’Union". En s’enregistrant, toutes ces entités – elles étaient 11 612 en 2017 – souscrivent à un code de conduite commun.

En 2017, les groupes représentant les intérêts de groupements professionnels et associations syndicales et professionnelles constituaient toujours la catégorie la plus importante des entités enregistrées par le Registre de la transparence, avec, en son sein, une très forte de représentation des groupements professionnels commerciaux ou industriels.

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