C'est le premier voyage du Premier ministre au Japon
C'est le premier voyage du Premier ministre au Japon © Reuters

Le premier ministre entame un voyage de trois jours au Japon. La première journée à Kyoto est placée sous le signe de la culture nippone.

Manuel Valls commence son voyage de trois jours au Japon par plusieurs visites culturelles mais aussi par une première rencontre avec son homologue japonais Shinzo Abe.

Il visite ce samedi l’un des plus anciens sanctuaires de Kyoto par ailleurs inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco, le sanctuaire shintoïste Shimogamo de l'ex-capitale impériale.

Interrogé sur une "rentrée difficile", Manuel Valls a assuré être"toujours zen", que ce soit "au Japon" ou "en France". "La rentrée n'est pas difficile, elle est marquée par des défis considérables", a expliqué le Premier ministre, citant les tensions diplomatiques ou les négociations sur le climat.

C'est la première fois que Manuel Vallsse rend au Japon. C’est accompagné de sa femme, qu’il a notamment rencontré samedi matin des artistes et créateurs à la fois français et japonais.

Le chef du gouvernement a visité Horiba, une grande société japonaise d'instruments de mesure, avant de se rendre cet après-midi au musée du manga de Kyoto. En fin de journée, il lancera la "Nuit blanche" de Kyoto, inspirée de celle de Paris. Un dîner est prévu en compagnie de Shinzo Abe pour évoquer de nombreuses questions politiques et économiques.

Au sujet des tensions entre la Chine et ses voisins en mer de Chine méridionale, Manuel Valls a insisté dans la presse japonaise sur "le respect du droit international" . Pékin, qui revendique des droits sur la quasi-totalité de la mer de Chine du sud, y mène d'énormes opérations de remblaiement, suscitant des protestations chez ses voisins asiatiques notamment.

A propos de la recapitalisation du groupe nucléaire en difficulté Areva, la France est prête à ouvrir la porte à des entreprises chinoises et japonaises au capital, selon Manuel Valls:

"tout est envisageable, dès lors que ces alliances entre industriels nous renforcent mutuellement".

Enfin, concernant le traité de libre-échange, "la France soutient pleinement la négociation en cours" mais "il reste beaucoup à faire", en particulier sur les barrières non tarifaires et l'accès aux marchés publics.

Lundi dans la capitale nippone, Manuel Valls doit lancer notamment l'année franco-japonaise de l'innovation.

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