[scald=64545:sdl_editor_representation]ROME (Reuters) - Le président du Conseil désigné Mario Monti doit dévoiler mercredi le nouveau gouvernement italien après deux jours de vastes consultations politiques en vue de constituer l'équipe qui sera chargée de rassurer les marchés et de sortir le pays de la crise économique.

Monti, ancien commissaire européen, rencontrera le président de la République Giorgio Napolitano à 11h00 heure locale (10h00 GMT) pour lui confirmer qu'il est en mesure de former le nouveau gouvernement.

"Je souhaiterais faire part de ma pleine et entière sérénité et conviction quant à la capacité de notre pays à surmonter cette phase difficile", a déclaré mardi soir le nouveau chef du gouvernement, chargé dimanche par le chef d'Etat de former une nouvelle équipe au lendemain de la démission de Silvio Berlusconi.

Partisan de l'économie de marché, Monti devrait exposer cette semaine un programme conforme aux attentes de ses partenaires européens et devrait solliciter un vote de confiance au parlement.

Monti, qui a obtenu le soutien de l'ensemble des forces politiques italiennes à l'exception de la Ligue du Nord, aura la lourde tache de mettre en oeuvre des réformes impopulaires réclamées par Bruxelles pour éviter la propagation de la crise de la dette à la troisième économie de la zone euro.

Signe des inquiétudes persistantes des marchés, le rendement des obligations italiennes est repassé mardi au dessus de la barre des 7%, un niveau jugé insoutenable pour un pays à long terme.

"Nous soutiendrons son gouvernement avec force. Nous pensons que ce gouvernement est la dernière chance pour l'Italie de sortir d'une situation d'urgence", a déclaré Emma Marcegaglia, présidente de la Confédération patronale Confindustria, à la presse après avoir rencontré Monti.

Le président Napolitano a préconisé un effort national exceptionnel afin de retrouver la confiance des marchés internationaux, en notant que l'Italie devait refinancer environ 200 milliards d'euros d'obligations d'ici à la fin avril.

Un défaut de paiement de l'Italie serait dévastateur pour la zone euro en raison de la taille de l'économie italienne qui souffre d'une croissance atone et d'une dette publique de près de 1.900 milliards d'euros représentant 120% du PIB.

Philip Pullela, Marine Pennetier pour le service français

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