Le Mouvement du 20-Février, au Maroc
Le Mouvement du 20-Février, au Maroc © Radio France / Ghita Skali

Né en 2011, à la suite du "Printemps arabe", le Mouvement du 20-Février, au Maroc, semble en perte de vitesse. Le pays n'a pas connu les mêmes bouleversements politiques que ses voisins, comme l'Egypte, la Libye ou la Tunisie.

Le « Printemps arabe », au Maroc, a été très doux. Alors que les mouvements populaires ont permis de renverser le pouvoir en Egypte, en Libye ou en Tunisie, le Roi du Maroc, Mohamed VI, n’a pas tremblé autant. Pourtant, le royaume a aussi connu son lot de protestations. Depuis 2011, le Mouvement du 20-Février (« M20F ») mène des actions, souvent réprimées.

Nouvelle Constitution

Depuis 4 ans, les membres du Mouvement du 20-Février, principalement des jeunes, réclament davantage de démocratie et la fin de la corruption . Ils appellent également à changer le mode de gouvernance marocain .

En 2011, peu après le début des manifestations, ils avaient obtenu une victoire : une nouvelle Constitution. Pourtant, dans l’attente du vote de lois organiques, elle n’est toujours pas appliquée en totalité, 4 ans plus tard.

Depuis 2012, le parti islamiste PJD est au pouvoir. Les membres du « M20F » n’ont jamais réclamé le départ du Roi.

Le Mouvement n’est pas mort

Alors que le Mouvement pouvait rassembler, à ses débuts, des milliers de Marocains dans les rues, il semble, aujourd’hui, mobiliser de moins en moins. Pourtant, comme l’affirme le Président de l’Association Marocaine des Droits de l’Homme, Ahmed El Haij, à Afrique Inside , le « M20F » n’est pas mort :

Il continue de mener des sit-in, d’organiser des conférences. Son influence a un peu diminué, mais malgré tout, il reste dans la mémoire collective.

En tout cas, même si l’influence du Mouvement s’étiole, le sujet reste sensible au Maroc. Comme en témoigne l’expulsion récente de deux journalistes français, qui enquêtaient sur le « M20F ».

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