Depuis la mi-décembre, Mayotte se retrouve sans eau. Et si la pénurie est à déplorer, c'est surtout le manque d'action dans un département français qui choque.

Le gaspillage amène des pénuries de plus en plus fréquentes, comme ici, à Rangoun en Birmanie, en avril 2016.
Le gaspillage amène des pénuries de plus en plus fréquentes, comme ici, à Rangoun en Birmanie, en avril 2016. © Maxppp / U Aung

Une rentrée reportée de trois jours, des écoles bloquées, des enfants reçus dans des conditions sanitaires discutables. Depuis deux mois, Mayotte souffre d'une pénurie d'eau. Au sud et au centre du département d'outre-mer, l'accueil des élèves a été limité à deux heures par jour dans certains établissements.

Comment a-t-on pu en arriver là ? C'est la question que se pose le Collectif de lutte contre la pénurie d'eau. Jeudi, il avait lancé un appel à la manifestation qui avait réuni 70 personnes dans les rues de Mamoudzou, du centre département à la Préfecture.

Afin de pallier cette sécheresse, liée notamment à une saison des pluies tardives, des restrictions d'eau ont été programmées par la préfecture. Huit communes de l'île sont concernées par ces restrictions. Pour ce qui concerne la distribution de l'eau potable sur le territoire, La Mahoraise des eaux, en accord avec la Préfecture, réalise la mise en eau durant seulement vingt-deux heures (de 22h à 8h le lendemain) avant de couper durant deux jours.

Le reportage de Yann Gallic

1 min

Le reportage de Yann Gallic

Par Yann Gallic

Enfin !

Il aura finalement fallu attendre vendredi, soit deux mois après le début de la pénurie, pour que la ministre de l'Outre-Mer, Ericka Bareigts, débloque 500 000 euros en urgence pour fournir au département des citernes et des bouteilles d'eau.

Détail de calendrier : la loi égalité Outre-Mer était examinée au Sénat le 17 janvier dernier.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.