des "maisons de naissance" vont être expérimentées en france
des "maisons de naissance" vont être expérimentées en france © reuters

C'est une histoire dont tout le monde parle dans le pays : celle d'une Canadienne en état de mort cérébrale, enceinte, que son mari souhaite maintenir en vie le temps que son enfant naisse. Peut-on donner la vie après la mort ou presque ?

La question semble absurde, violente, presque philosophique. Pour Dylan Benson, elle est très concrète. Son épouse de 32 ans, enceinte de 22 semaines, a subi une hémorragie cérébrale le 21 décembre. Pour la médecine, elle n'y a pas survécu. Elle est actuellement en coma végétatif, sous assistance respiratoire, sans aucun espoir de réanimation.

Passé le choc, le mari décide de tout faire pour sauver l'enfant porté par sa femme. Il lance d'abord un blog, négocie avec les médecins, puis fait appel à la générosité des internautes pour pouvoir prendre plusieurs mois après la naissance afin de s'occuper de l'enfant. Il a déjà récolté près de 35.000 euros.

Les précisions de Frédéric Arnould de Radio Canada

Les médecins maintiennent depuis les fonctions vitales de Robyn Benson, en état de mort clinique, pour arriver au cap des 34 semaines de gestation. On pourra alors procéder à un accouchement par césarienne, avant de laisser mourir la mère.

Les médias canadiens ont abondamment relayé l'information, assurant le succès de la souscription et une émotion à échelle nationale.

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