L'ancien président avait pour politique de ne pas s'exprimer sur Donald Trump durant les deux premières années de son mandat. Ça c'était avant les midterms. Car depuis quelques jours, Barack Obama accumule les attaques contre Trump.

Midterms aux États-Unis : Obama mouille la chemise
Midterms aux États-Unis : Obama mouille la chemise © AFP / RHONA WISE

C'était il y a moins de deux mois. Après une période de relatif "silence", où Barack Obama a sillonné le monde pour animer des conférences en évitant toujours de parler de son successeur, l'ancien président démocrate est revenu sur la scène locale américaine et a prévenu les électeurs : 

Dans moins de deux mois, nous avons une chance de ramener notre politique à la raison

Le meeting de Miami, véritable tournant

Puis le discours d'Obama est monté en puissance au fur et à mesure de ses meetings. Surtout dans les États comme la Géorgie et la Floride, où les résultats restent incertains. Dans la nuit de vendredi à samedi, à Miami (Floride), il a sorti la grosse artillerie :

L'administration Trump et les Républicains "avaient promis d'en finir avec la corruption. Et finalement ils ont multiplié les mises en accusation", a-t-il dit lors d'un meeting à Miami, en Floride.

En Géorgie, Obama part soutenir la candidate démocrate Stacey Abrams au poste de gouverneur. Et là, la place des femmes en politique est à l'honneur lors de son discours : 

"Mardi, vous pourrez voter pour une politique décente !"

Il s'engage contre les propos de Trump sur l'immigration

Barack Obama a aussi réagi à l'annonce de Donald Trump visant à supprimer le droit du sol, en lui opposant les textes de loi en vigueur lors de ce meeting pour soutenir le candidat Andrez Gillum :

Un président ne peut pas décider tout seul qui est un citoyen américain et qui ne l'est pas. La Constitution des États-Unis ne marche pas comme ça ! Ce n'est pas comme ça que fonctionne la Déclaration des Droits. Ce n'est pas comme ça que fonctionne notre démocratie.

À la rencontre des Américains y compris dans la rue

Après un autre meeting en Floride, le 2 novembre, Obama s'était rendu "à l'improviste" dans un restaurant de tacos mexicains pour serrer des mains : 

Il tacle les pro-Trump en meeting

Obama, tout en gardant son calme, devient de plus en plus ferme et percutant en meeting. Exemple en  Floride le 2 novembre, toujours pour soutenir le démocrate Andrew Gillum candidat au poste de sénateur. Alors qu'il est interrompu par des sifflets lors de son allocution sur la couverture santé universelle, voici sa réaction :  

Voilà le deal : si vous soutenez l'autre candidat, eh bien vous devez aller soutenir l'autre candidat (applaudissements). Ce que je n'ai jamais compris lorsque l'on soutient l'autre mec, pourquoi venez-vous à mes meetings ? 

"Pourquoi je dois parler maintenant !"

L'ancien président rappelle qu'en 2014, seul un jeune électeur sur cinq a voté. 

Cela signifie que le Congrès actuel n'est pas représentatif de la majorité de la population et de ses centres d'intérêt

Barack Obama a même publié sur Twitter la liste des candidats démocrates qu'il soutient : 

Danse avec les stars, Pokémon... Obama parle aux jeunes

Dans une vidéo destinée à pousser les jeunes à se rendre aux urnes, Obama répond à sept excuses des électeurs... et les réponses sont souvent très humoristiques. 

Exemple :

Tu ne laisserais pas tes grands-parents choisir ta playlist, pourquoi tu devrais les laisser choisir les élus qui vont décider de ton futur ? 

Autre exemple : 

Les élections ne sont pas ennuyeuses. Tu sais ce qui est ennuyeux ? C'est regarder sans cesse des photos de ton dîner sur Instagram, ça c'est ennuyeux ! 

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