Les migrants de Calais tentent leur chance en se cachant dans des camions en partance pour l'Angleterre.
Les migrants de Calais tentent leur chance en se cachant dans des camions en partance pour l'Angleterre. © MaxPPP / ARNAUD DUMONTIER

Le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies a appelé, vendredi, la France à présenter un plan d'urgence pour traiter la crise des migrants à Calais. L’ONU réclame la mise en place de moyens similaires à ceux déployés lors des catastrophes naturelles. L’été dernier, le HCR avait déjà appelé la France à prendre des mesures concrètes.

Ne plus se limiter à des "mesurettes" mais traiter le problème comme "une urgence civile". Voilà en substance le message envoyé à la France par le Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU. Par la voix de son responsable de la division Europe,Vincent Cochetel , le HCR rappelle à la France ses devoirs en termes de droits de l'Homme face aux 3 000 migrants qui cherchent, depuis Calais, à se rendre en Angleterre .

Utiliser des casernes inoccupées

Le HCR a soumis à la France une série de propositions, afin d’améliorer les conditions de vie des migrants. L’ONU propose que soient utilisées des casernes inoccupées en France pour loger ces réfugiés , afin de leur fournir des conditions de vie adéquates. Le responsable de l'agence de l'ONU réclame également une révision du processus des demandes d'asile.

En France, à la différence de nombreux pays européens, il faut attendre sept semaines avant de pouvoir enregistrer une demande d’asile. Cette opération est réalisée le jour chez nos voisins européens.

La Grèce et la Grande-Bretagne critiquées

Le HCR pointe également du doigt le manque de coopération de la Grande-Bretagne qui refuse notamment de considérer les demandes de personnes qui ont des liens avérés avec le pays. Les demandes transmises par les autorités françaises ne sont pas traitées outre-Manche.

Quant à la Grèce, Vincent Cochetel parle d’une situation "absolument honteuse" . Devant les journalistes à Genève, il a déclaré n’avoir jamais vu une telle situation "en trente ans d'expérience humanitaire" . Depuis janvier, environ 124 000 migrants et réfugiés ont débarqués en masse sur les îles grecques en provenance de la Turquie, sans que le gouvernement grec ne prenne de mesures d’accueil adéquates.

Le Premier ministre grec Alexis Tsipras a promis des mesures pour améliorer les structures et les procédures d'accueil des flux de migrants mais a souligné que cette "question "dépasse" les capacités de son pays.

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