Les Européens avaient comme priorité de sécuriser la Méditerranée. Ils ont été plus loin qu’initialement prévu en décidant de tripler le budget de l’opération "Triton", chargée de la surveillance maritime et du secours des embarcations en perdition.

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Plusieurs pays ont d’ailleurs annoncé des contributions supplémentaires en navires et en aéronefs. Mais il faut tout de même souligner que cette décision ne fait qu’amener le budget de "Triton" au même niveau que celui de "Mare Nostrum", l’opération italienne à laquelle elle a succédé.

Vers la destruction systématique des navires utilisés par les passeurs ?

L’Union européenne a aussi décidé de détruire et de couler systématiquement les navires utilisés par les passeurs. L’intention est de demander une résolution onusienne en ce sens pour une action la plus large possible puisque le but est de détruire ces bateaux avant qu’ils puissent être utilisés.

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Pour ce qui est des migrants eux-mêmes, la volonté est de lutter contre le trafic d’êtres humains et l’immigration illégale en renvoyant en particulier dans leurs pays d’origine ceux qui n’auraient pas droit au statut de réfugié. À part une déclaration d’intention, aucune décision tangible n’a toutefois été prise à ce sommet sur la question de l’accueil des réfugiés et leur répartition entre les pays européens.

"Approche minimaliste"

Cet attentisme des Européens a suscité une salve de critiques de la part de l'ONU et des organisations de défense des droits de l'homme. Dans un communiqué, les Nations unies et l'Organsation internationale pour les migrants écrivent :

La réponse de l'Union européenne doit aller au-delà de l'approche minimaliste actuelle (...) qui consiste avant tout à endiguer l'afflux de migrants et de réfugiés.

Amnesty International fustige de son côté "une réponse terriblement insuffisante et honteuse à la crise des migrants", estimant que les propositions du sommet de Bruxelles "ne permettront pas de mettre un terme à l'hécatombe en Méditerranée".

La Méditerranée, cimetière de migrants
La Méditerranée, cimetière de migrants © Radio France
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