Peut-être depuis la Russie, et dans un communiqué envoyé jeudi aux agences de presse russes, Viktor Ianoukovitch se dit toujours président de l'Ukraine.

Viktor Ianoukovitch
Viktor Ianoukovitch © Reuters

Moi, Viktor Fedorovitch Ianoukovitch, me considère comme le chef légitime de l'exécutif ukrainien

L'ex-président, qui n'avait pas donné signe de vie depuis sa destitution au Parlement samedi et qui est recherché en Ukraine pour "meurtres de masse", a refait surface jeudi, peut-être se trouve-t-il en Russie, dont il a réclamé et obtenu la protection face aux "extrémistes".

"Je me vois contraint de demander aux autorités de la Fédération de Russie d'assurer ma protection personnelle face aux actions menées par des extrémistes", a-t-il ajouté. "

"Malheureusement, tout ce qui se passe actuellement au Parlement d'Ukraine est illégitime", écrit-il, soulignant l'absence au parlement de nombreux députés de sa formation, le Parti des Régions -qui l'a pourtant désavoué-.

viktor Ianoukovitch estime que les régions du Sud et du Sud-Est de l'Ukraine n'acceptent pas l'anarchie et refusent que leurs dirigeants soient choisis par la rue.

Il demande à tous les députés qui lui sont restés fidèles de le rejiondre à Sébastopol pour une réunion lundi prochain.

Les explications de Marc Crépin

A Simféropol, là où se trouvent les institutions de la république autonome russophone de Crimée, des hommes armés se sont emparés du siège du parlement et du gouvernement. Des bâtiments sur lesquels flottent le drapeau russe.

On ignore qui sont ces hommes. Il pourrait s'agit d'un groupe isolé. Tout ce qu'on sait, c'est que sans violence, les députés ont voté la défiance du gouvernement régional et l'organisation d'un référendum sur l'avenir de la péninsule de Crimée.

A Simféropol, la correspondance de Sebastien Gobert

La Russie a assuré jeudi qu'elle respectait les accords signés avec l'Ukraine sur la flotte russe de la mer Noire, après une mise en garde de Kiev contre la tentation de toute intervention alors que la Crimée est le théâtre de troubles.

Pour Moscou, l'Ukraine est le dossier le plus difficile à gérer depuis 1991, explique Anne de Tinguy, historienne, spécialiste de la Russie et de l'Ukraine, professeur à l'Inalco et au Ceri-Sciences Po, interrogé par Claire Servajean

Depuis toujours l'Ukraine est un sujet très sensible en Russie

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