A 100 jours de la Coupe du Monde, les brésiliens sont encore loin d’être prêts. Six stades, sur les 12 qui accueilleront la compétition, sont encore en travaux. Et pour ceux qui sont déjà opérationnels, les supporters ont encore un peu de mal à appréhender leurs nouveaux jouets. A commencer par le plus célèbre d’entre eux, le Maracaña, qui ne peut plus accueillir aujourd’hui que 78.000 privilégiés.

Le nouveau stade Maracana
Le nouveau stade Maracana © Radio France/Olivier Poujade

L’acoustique du nouveau Maracaña a beau être parfaite, ce soir là ils ne sont pas plus de 3.000 éparpillés dans le stade. Le spectacle est un peu triste mais Mariana, responsable de la communication du stade, nous assure que le temple a conservé tout son charme, que les brésiliens ont fini par l’adopter.

Mariana

Ils avaient peur que le Maracaña ne soit plus le Maracaña, et maintenant tout le monde a découvert que la Maracaña c’est le Maracaña de toujours, et les gens sont heureux ici !

Heureux peut-être, mais à condition de pouvoir y entrer... Le prix des billets a été multiplié par trois depuis sa réouverture et dans les tribunes le spectacle n’est plus le même, observe Joao Paschoa, vice président de l’association des supporters brésiliens.

Joao Paschoa

Cette modernisation a éloigné les plus pauvres et vise une classe plus disposée à consommer à l’intérieur du stade. Le supporter qu’on appelle chez nous "le petit Gérard", les personnes plus pauvres dont un match au Maracaña était presque le seul loisir, cette figure folklorique, on ne la voit plus.

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Les prix affichés pour certaines rencontres représentent déjà la moitié d’un salaire minimum, et la loi offrant des billets à moitié prix pour les plus démunis ne sera pas appliquée pendant la Coupe du Monde.

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