Hommages devant la salle du Bataclan après les attentats
Hommages devant la salle du Bataclan après les attentats © Radio France / Olivier Bénis

Dix chefs du groupe Etat islamique ont péri dans des raids de la coalition conduite par les États-Unis en Syrie et en Irak au cours du mois écoulé. Parmi eux, des individus liés aux attentats de Paris et Saint-Denis le 13 novembre, dont Charaffe al Mouadan, directement lié à Abdelhamid Abaaoud.

"Au cours du mois écoulé, nous avons tué dix personnalités dirigeantes de l'EI dans des frappes aériennes ciblées, y compris plusieurs organisateurs d'attentats à l'étranger , dont certains étaient liés aux attaques de Paris", explique le colonel de l'US Army Steve Warren.

L'un de ces chefs, Abdoul Kader Hakim, était chargé de faciliter les opérations extérieures de l'EI et avait des liens avec le réseau des auteurs des attaques du 13 novembre, qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés. Il a été tué le 26 décembre lors d'un raid à Mossoul, selon les États-Unis.

Une série de succès militaires

Un autre djihadiste, tué le 24 décembre en Syrie, se nomme Charaffe al Mouadan. Il avait un "lien direct" avec Abdelhamid Abaaoud , chef opérationnel présumé des attentats en France, tué par les forces spéciales de la police dans la nuit du 18 novembre à Saint-Denis. Mouadan préparait "activement de nouveaux attentats", a déclaré Steve Warren.

Son portrait avec Nathalie Hernandez

Jean-Christophe Lagarde, maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), une ville où a vécu Charaffe al Mouadan, apar ailleurs fait état de la proximité de ce dernier avec Samy Amimour, un des trois assaillants du Bataclan. Ces deux hommes et un troisième avaient été interpellés en septembre 2012 car ils projetaient de partir faire le djihad , a-t-il dit sur LCI, ajoutant qu'ils avaient alors été mis en examen et placés sous contrôle judiciaire.

Steve Warren a par ailleurs estimé que de récents succès militaires contre les djihadistes de l'État islamique, comme la prise de Ramadi par l'armée irakienne, étaient "en partie attribuables au fait que l'organisation est en train de perdre sa direction"."L'EI peut encore mordre", a toutefois averti l'officier.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.