Vladimir Poutine reçoit Bachar al-Assad à Moscou
Vladimir Poutine reçoit Bachar al-Assad à Moscou © Reuters / RIA NOVOSTI

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergieï Lavrov, estime que le pays doit se préparer à organiser de nouvelles élections présidentielle et législatives, et n'exclut pas d'aider militairement les rebelles de l'Armée syrienne libre.

Décidément l'attitude de la Russie est parfois difficile à anticiper. Considérant que le départ de Bachar al-Assad n'est pas du tout obligatoire pour régler la guerre civile qui s'éternise dans le pays, elle annonce aujourd'hui que la solution passe par l'organisation de nouvelles élections .

Des élections dont le résultat est presque déjà prévisible : la précédente présidentielle, en 2014, avait reconduit le président sortant à une écrasante majorité... Mais l'opposition avait dénoncé, avant même le début du scrutin "une farce", se demandant comment organiser des élections sérieuses dans un pays en guerre, où des zones entières échappent à toute autorité politique, et où les déplacés se comptent par millions.

Révéler ses positions pour espérer de l'aide

Dans le même temps, Moscou adopte une position surprenante sur le terrain militaire. Accusée de s'être attaqué jusqu'ici au moins autant aux positions de l'organisation État islamique qu'à celles des opposants au régime de Damas, Moscou annonce que son armée est désormais prête à appuyer les rebelles .

Sur une chaîne de la télévision publique russe, Sergueï Lavrov explique ainsi que l'armée de l'air russe pourrait aider l'Armée syrienne libre (soutenue par les occidentaux). Une seule condition : leur indiquer où se trouvent ses positions.

Une demande difficile à satisfaire pour les rebelles, qui n'ont jusqu'ici que peu de raisons de faire confiance à Vladimir Poutine , considéré comme un allié objectif de leur adversaire, Bachar al-Assad. Les deux hommes se sont d'ailleurs récemment rencontrés à Moscou, à la surprise générale.

Vendredi, une rencontre plus large avait été organisée entre les chefs des diplomaties russes, américaines, turques et saoudiennes. Une autre sera organisée à Paris la semaine prochaine , cette fois avec ses alliés allemand, britannique, américain et saoudien.

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