Mugabe
Mugabe © Radio France

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, vient d'accéder à la présidence tournante de l'UA lors d'un sommet à Addis-Abeba, capitale éthiopienne. Une personnalité controversée, installée à la tête de son pays depuis plus de 30 ans.

Dans son discours, il a souligné la nécessité pour tous les Africains d'empêcher les étrangers de piller les richesses naturelles du continent et a souhaité des mesures d'aide pour les paysans africains.

Les ressources de l'Afrique doivent revenir à l'Afrique et à personne d'autre, sauf aux amis que nous invitons. Les amis, oui, mais les impérialistes et les colonialistes, nous n'en voulons plus.

Ce dont il ne veut pas non plus, c'est d'un régime démocratique dans son propre pays, puisque Robert Mugabe est accusé de nombreuses violations des droits de l'homme au Zimbabwe. Il fait aussi l'objet de sanctions européennes et américaines après ses victoires électorales plutôt contestées.

Ses opposants ont d'ailleurs regretté son arrivé à la tête de l'Union africaine. "Il a détruit la démocratie et ruiné l'économie au Zimbabwe", explique Obert Gutu, porte-parole du Mouvement pour le changement démocratique. "Il n'a aucune légitimité politique pour présider une Union africaine qui doit prôner la démocratie et la bonne gouvernance."

Côté Occident, on reste plus mesuré : "nous travaillons avec l'Union africaine quel que soit son président", assure un diplomat.

Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.