Manifestation pour la libération des Pussy Riot
Manifestation pour la libération des Pussy Riot © MaxPPP/Xavier de Torres

Après trois semaines d'hospitalisation, Nadejda Tolokonnikova, l'une des deux Pussy Riot toujours emprisonnées en Russie, est de retour dans le camp où elle purge une peine de deux ans de prison. Dans une lettre, elle décrit les épreuves qu’elle traverse.

L'ancienne étudiante en philosophie de 23 ans a été condamnée en août 2012, avec deux camarades, à deux ans de camp de travail, pour avoir chanté début 2012 une "prière punk" contre Vladimir Poutine dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou.

Je l'avoue, je crains pour ma vie. Car je ne sais pas ce que vont décider de faire de moi les bourreaux des services pénitentiaires de Mordovie.

Dans une lettre publiée samedi, Nadejda Tolokonnikova dénonce les "bourreaux" du système pénitentiaire russe et dit craindre pour sa vie.

La jeune femme a écrit cette lettre vendredi au camp de travail n°14 de Mordovie, à 600 km à l'est de Moscou, où elle a repris une grève de la faim après y avoir été ramenée à l'issue de près de trois semaines d'hospitalisation.

Violetta Volkova, l'ancienne avocate de la jeune femme, qui lui a rendu visite en prison et a transmis la lettre pense qu'elle ne tiendra pas longtemps physiquement. En tout cas pas encore durant les cinq mois qu'elle doit encore purger.

La jeune femme avait observé une grève de la faim de huit jours en septembre et dénoncé des menaces de mort à son encontre ainsi que des conditions de détention proches de "l'esclavage", avant d'être hospitalisée le 29 septembre en raison de son état de santé.

Le récit détaillé qu'elle avait fait, dans une précédente lettre en septembre, des conditions de détention dans le camp n°14 et des menaces qui avaient été proférées à son encontre, avait suscité une polémique en Russie et une visite au camp de délégués aux droits de l'Homme.

A Moscou, les explications de Marc Crépin

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