Les otages lors de leur retour en France accueillis par Fabius et Hollande
Les otages lors de leur retour en France accueillis par Fabius et Hollande © Reuters / Philippe Wojazer

Najim Laachraoui, l'un des deux hommes kamikazes de l'aéroport de Bruxelles, a été identifié comme étant l'un de leurs geôliers par quatre otages français détenus en Syrie entre 2013 et 2014.

Quatre journalistes français, Didier François, Pierre Torrès, Edouard Elias et Nicolas Hénin ont expliqué qu'un de leurs geôliers s’appelait Abou Idriss.

Selon Marie-Laure Ingouf, l’avocate de Nicolas Hénin, le journaliste a identifié « formellement », Abou Idriss comme étant Najim Laachraoui,comme l'affirme le journal Le Parisien dans son édition de vendredi.

Ce belge de 24 ans, s'est fait exploser le 22 mars à l'aéroport de Zaventem avec Ibrahim El Bakraoui. Un troisième homme identifié depuis comme étant Mohamed Abrini, a aussi participé à cet attentat.

Nemmouche et Benghalem, déjà identifiés

Deux Français avaient déjà été identifiés par les ex-otages, libérés en avril 2014 au terme de dix mois de captivité. Il s’agissait de Mehdi Nemmouche, tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, et Salim Benghalem, proche des frères Kouachi et d'Amédy Coulibaly, auteurs des attentats contre Charlie hebdo janvier 2015 en France.

Selon la justice belge, Laachraoui a rejoint l'organisation Etat islamique en Syrie en février 2013. Il disparait ensuite pour réapparaitre le 9 septembre 2015, deux mois avant les attentats de Paris, lors d'un contrôle routier à la frontière austro-hongroise.Il est alors en compagnie de Salah Abdeslam.

Artificier des attentats

Laachraoui est soupçonné d’être l'artificier des attentats de Bruxelles et d'avoir été en liaison téléphonique avec certains des kamikazes du 13 novembre. Mehdi Nemmouche est le premier geôlier à avoir été identifié, par Nicolas Hénin, sous le nom d’"Abou Omar le cogneur". Il est actuellement incarcéré en Belgique dans l'attente de son procès après l'attaque du musée juif qui avait fait quatre morts en mai 2014. C’est ensuite Salim Benghalem qui avait été reconnu par les ex-otages.

Les enquêteurs ont également établi que Benghalem s'était rendu au Yémen comme l'un des frères Kouachi, sans que les services spécialisés ne parviennent à déterminer s'il s'agissait de Chérif ou de Saïd.

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