Enlèvements, attaques terroristes, meurtres, Boko Haram met le pays à feu et à sang
Enlèvements, attaques terroristes, meurtres, Boko Haram met le pays à feu et à sang © Reuters

Au Nigéria, les combattants de Boko Haram n'en finissent pas de gagner du terrain. Après la prise de Bama la semaine dernière, ils encerclent et menacent d'attaquer Maiduguri, la capitale de l'Etat de Borno.

C'est désormais tout ce vaste état du nord-est du Nigéria, frontalier du Cameroun, qui risque de basculer.

Des milliers de civils fuient la zone. Près de 10. 000 personnes ont trouvé refuge au Niger pour le seul mois d'août.

Difficile d'avoir des témoignages directs de ce qui se passe sur place car la zone est très difficile d'accès pour les journalistes. Un grand connaisseur de la région a accepté de sortir de son silence, le père Georges Vandenbeusch, prisonnier pendant 7 semaines de Boko Haram en 2013. Il est en contact permanent avec les habitants de part et d'autre de la frontière nigéro-camerounaise.

Chaque jour Boko Haram gagne du terrain

Il n'est pas d'un naturel pessimiste mais actuellement, il est franchement inquiet. Chaque jour, le père Georges appelle ses amis dans son ancienne paroisse de Nguetchewe à 30 kilomètres du Nigéria là même où il a été enlevé en novembre 2013. Et chaque jour, les nouvelles sont plus alarmistes, Boko Haram étend son emprise côté nigérian dans l'Etat du Borno et multiplie les incursions de l'autre côté de la frontière en territoire camerounais.

Les enseignants ont déserté

Les enseignants camerounais ont déserté les écoles du nord du Cameroun par peur d'être la cible de Boko Haram.

Pendue au téléphone, le père Georges tente de trouver des écoles ouvertes pour ces ex-petits paroissiens. C'est sa façon à lui de résister.

Le témoignage du père Georges Vandenbeusch au micro de Géraldine Hallot :

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