Manifestation à Abuja contre l'enlèvement de lycéennes par Boko Haram
Manifestation à Abuja contre l'enlèvement de lycéennes par Boko Haram © REUTERS/Afolabi Sotunde

Les autorités nigérianes ont conclu avec les islamistes de Boko Haram un accord de cessez-le-feu et un autre prévoyant la libération des quelque 200 lycéennes enlevées il y a six mois à Chibok, dans le nord-est du pays.

D'après une source proche de la présidence nigériane :

Le gouvernement nigérian a conclu deux accords avec le mouvement Boko Haram : d'abord, un cessez-le-feu, puis la libération des filles enlevées à Chibok.

Que contient précisément l'accord ? Explications de Julie Vandal, correspondante de RFI au Nigeria

Le premier secrétaire de la présidence, Hassan Tukur, affirme de son côté avoir représenté le gouvernement nigérian lors de deux rencontres avec les insurgés islamistes au Tchad, sous la médiation du président tchadien Idriss Deby. "Ils (Boko Haram) ont accepté de libérer les jeunes filles de Chibok", assure-t-il, faisant référence aux 219 adolescentes toujours portées disparues depuis leur enlèvement le 14 avril dernier.

Le chef de Boko Haram n'a pas encore confirmé

Mais certains émettent des doutes quant à un tel accord, survenant juste au moment où le président nigérian Goodluck Jonathan est censé annoncer sa candidature à sa propre succession, en février prochain. Autre interrogation : Hassan Tukur présente un certain Danladi Ahmadu comme son interlocuteur au sein de Boko Haram, or des spécialistes de l'organisation terroriste assurent ne pas connaître cette personne. Le chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, n'a pas confirmé l'accord conclu avec le gouvernement nigérian.

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