Manifestation anti Boko Haram à Cape Town
Manifestation anti Boko Haram à Cape Town © REUTERS/Sumaya Hisham

L'enlèvement par la secte islamiste Boko Haram, le 14 avril 2014, de plus de 200 adolescentes nigérianes avait provoqué une vague d'indignation partout dans le monde. Un an après, elles restent introuvables. Rappel des faits.

Le gouvernement nigerian a beau assurer que la "capacité de nuisance" de Boko Haram a été réduite "au maximum", le sort des lycéennes enlevées l'année dernière à Chibok (nord-est) reste incertain. Sur les 276 adolescentes disparues, 219 sont toujours portées disparues. Quelques jours après leur rapt, le chef de Boko Haram avait prévenu : les jeunes filles, âgées de 12 à 17 ans, seraient converties à l'islam, mariées de force et revendues comme "esclaves".

L'émoi international, symbolisé par la campagne sur les réseaux sociaux "Bring back our girls", n'aura rien changé. Ce qui n'est pas très surprenant, selon l'ancien ambassadeur de France au Sénégal, Jean-Christophe Rufin :

Le bruit donne l'illusion de l'action. Sauf que les gens de Boko Haram n'en ont strictement rien à faire.

(Propos recueillis par Ilana Moryoussef)

Le 17 mars dernier, le chef de l'armée nigériane devait se rendre à l'évidence : nous sommes toujours sans nouvelles des lycéennes, en dépit des coups portés aux djihadistes, notamment dans l'extrême nord du pays.

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