On sait à quel point le plastique est une plaie pour la planète. Quasiment indestructible, il ne se dégrade pas dans l'environnement. On découvre désormais que le plastique exposé au soleil génère des gaz nocifs pour notre atmosphère.

Bouteille en plastique vide sur une plage en Italie
Bouteille en plastique vide sur une plage en Italie © AFP / Lars Halbauer / DPA

On le sait, désormais l'océan est rempli de déchets qui se fragmentent en morceaux de plus en plus petits et qui se concentrent en continents de plastiques. Il y en a cinq dans le monde : celui entre Hawaï et la Californie, par exemple, fait trois fois la taille de la France !

Chaque année, 8 millions de tonnes de plastique terminent leur vie dans l'océan, une quantité qui ne cesse d'augmenter. Bouteilles d'eau, de shampoing, sandales, pailles, emballages, sacs de caisse... Les plus belles plages du monde sont souillées. Cette pollution visuelle se double d'un autre fléau, invisible celui là : l'émission de gaz à effet de serre, qui contribue au réchauffement climatique.

Un phénomène qui touche même les nouveaux types de plastique

La découverte de Sarah-Jeanne Royer, océanographe à l'université d'Hawaï, c'est que sous l'effet du rayonnement solaire, le plastique se dégrade et émet des gaz à effet de serre, principalement du méthane et de l'éthylène.

Le problème, c'est que le polyéthylène de basse densité, qui constitue la moitié du plastique sur Terre (celui des emballages alimentaires ou des sacs de caisse à usage unique, aujourd'hui interdits en France), est le plus grand émetteur de ce type de gaz.

Avec ses collègues, la jeune femme a ensuite regardé si la taille des déchets plastique avait une importance. Elle a comparé des billes de plastique et de la poudre : "la poudre a une surface de contact beaucoup plus élevée, et on a vu qu'il y avait 488 fois plus de méthane produit sous cette forme. Plus c'est petit, plus la surface de contact est élevée, plus il y a de gaz de produit."

Un signal alarmant quand on sait que tout le plastique produit depuis 70 ans n'est pas prêt de disparaitre : au contraire, il va continuer à se fractionner. Reste à présent à quantifier les gaz émis et à évaluer le rôle du plastique dans le réchauffement global de la planète.

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