Déjà le 25 juin, Nouri al Maliki refusait un gouvernement d'unité nationale.
Déjà le 25 juin, Nouri al Maliki refusait un gouvernement d'unité nationale. © EPA / MaxPPP / PRIME MINISTER OFFICE/HANDOUT

Le Premier ministre irakien très contesté Nouri al Maliki a annoncé ce dimanche qu’il ne renoncerait pas à un troisième mandat, et procède à une démonstration de force.

Selon la police irakienne, des membres des forces spéciales irakiennes loyales à Nouri al Maliki se sont déployés ce dimanche soir dans plusieurs secteurs stratégiques de la capitale irakienne. Ces milices chiites ont également renforcé leurs patrouilles à Bagdad.

Un peu plus tôt dans la soirée, Nouri al Maliki expliquait à la télévision qu’il ne renoncerait pas à briguer un nouveau mandat de Premier ministre. Il a également promis de déposer un recours formel contre le président de la République , qu’il estime « coupable d’une violation évidente de la Constitution à des fins de calculs politiciens », car Fouad Massoum n’a pas confié à son parti, le principal bloc politique du Parlement, la charge de désigner le futur chef du gouvernement.

La tension est brusquement montée à Bagdad, les précisions d'Yves Izard.

Un Premier ministre menacé

L’annonce intervient au moment où Maliki est très fragilisé, jusque dans son propre camp . Selon le vice-président du Parlement irakien, Haider al Abadi, le bloc chiite serait sur le point de s'entendre sur un nouveau chef de gouvernement.

L’homme politique chiite se voit également accusé d’avoir favorisé en partie l’émergence des dijhadistes sunnites de l’Etat islamique , en nourrissant les frustrations de la communauté sunnite irakienne. Une critique notamment portée par les Etats-Unis, qui, comme la France appellent à la constitution d’un gouvernement d’union nationale en Irak.

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