L’aveu de Barack Obama est arrivé en fin de conférence de presse, vendredi soir à la Maison-Blanche. Le président américain revient sur les méthodes employées par la CIA après le 11 Septembre. Un retour sur les années George W. Bush qui ouvre la porte à des poursuites judiciaires sans précédent.

Barack Obama
Barack Obama © CC US Army

Les mots sont forts, notamment celui de « tortures » utilisé sans ambages par Barack Obama.

Il revient sur ces années qui ont suivi le choc du 11 septembre 2001, et l’empressement des Etats-Unis à traquer les terroristes d’Al-Qaeda à l’origine de ces attaques. Des arrestations en dehors de tout cadre juridique, des centaines de suspects transportés par les agents de la CIA vers des lieux d’interrogatoires secrets sur le sol européen, où toutes les méthodes étaient utilisées pour soustraire des informations. Toutes, même la torture, autorisée dans le cadre de la « guerre contre le terrorisme » par un décrêt de George W. Bush en novembre 2001, et dénoncée dès alors par des organisations comme Amnesty International.

Au lendemain du 11 Septembre, nous avons mal agi.

La porte ouverte à des procès historiques

Ces récentes déclarations de Barack Obama font réagir les juristes internationaux.... Ceux qui continuent de défendre les droits bafoués des derniers détenus de Guantanamo rappellent que la France notamment reconnait la compétence universelle sur les faits de torture. Des tribunaux français pourraient donc être saisis de plaintes contre l’administration américaine, et seraient tout à fait légitimes pour les instruire.

"La position ambiguë de BArack Obama sur les tortures post-11 Septembre", l'éclairage d'Antoine Marette:

Le méa culpa de Barack Obama intervient aussi à point nommé: le Congrès américain doit déclassifier dans les tous prochains jours un rapport d'enquête sur les méthodes d'interrogatoires de la CIA à l'époque, et il s'annonce accablant.

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