Deux juges fédéraux ont suspendu la nouvelle version du décret anti-immigration de l'administration Trump. Le texte n'entrera pas en vigueur jeudi comme initialement prévu.

Le nouveau décret anti-immigration de Trump a été rejeté par un juge fédéral
Le nouveau décret anti-immigration de Trump a été rejeté par un juge fédéral © Maxppp / RICK MUSACCHIO

La décision du juge fédéral de Hawaï est longue mais se résume par un message : le décret est discriminatoire envers les musulmans. Sa décision vaut pour tout le territoire des Etats-Unis. Dans la foulée, un autre juge fédéral, cette fois-ci à Seattle, a également rejeté le décret. Le magistrat de Hawaï Derrick Watson a estimé dans son jugement que la suspension temporaire du décret éviterait un "préjudice irréparable".

Le texte controversé, qui bannit l'entrée des Etats-Unis aux ressortissants de six pays musulmans, devait être appliqué à partir de mercredi à minuit, heure de Washington, soit ce jeudi 5 heures du matin (heure de Paris). Il ne le sera pas.

La réaction de Donald Trump ne s'est pas faite attendre. Tenant une réunion publique à Nashville (Tennessee), le président américain a dénoncé la décision "erronée" de la justice. Il a promis d'aller jusqu'à la Cour suprême.

C'est un abus de pouvoir judiciaire sans précédent (...) Mon décret est nécessaire, c'est évident (...) Nous allons combattre cette décision terrible, aussi loin qu'il le faut.

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Donald Trump devant ses supporters en meeting à Nashville (Tennessee)

Les explications de Frédéric Carbonne à Washington

Un texte revu et corrigé... mais toujours aussi dur

L'administration Trump avait revu son premier texte, bloqué par la justice en février. Cette fois-ci, l'Irak ne faisait plus partie de la liste des pays dont les ressortissants seraient interdits d’accès aux Etats-Unis pendant trois mois. Les résidents permanents et les possesseurs de visa étaient également exemptés, contrairement à la première version. Le nouveau texte imposait également une interdiction de territoire aux réfugiés venant de Syrie pendant 120 jours, le temps d'étudier leur dossier, contrairement à la première version où les réfugiés syriens étaient tout simplement interdits de territoire.

ALLER PLUS LOIN

► VOIR | L'intégralité du meeting de Donald Trump mercredi soir à Nashville (la réaction sur la décision du juge d'Hawaï est à 18'55) :

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La Cour suprême, plus haute cour d'appel américaine

Le décret anti-immigration de Donald Trump provoque critiques et confusion

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