Bombardements à Marioupol, en Ukraine
Bombardements à Marioupol, en Ukraine © AP/SIPA/Sergey Vaganov

Les combats se sont à nouveau intensifiés dans l'est et le sud-est du pays, un regain de violence dont Moscou accuse Kiev et l'Occident d'être responsables. Vladimir Poutine assure même que les combattants ukrainiens sont assistés d'une "légion de l'Otan".

Le président russe, devant des étudiants de Saint-Petersbourg, a de nouveau dénoncé le régime ukrainien, coupable selon lui d'être un simple avant-poste occidental aux frontières de la Russie. "Qui combat sur place ? Il y a les divisions des forces armées connues, mais dans une large mesure, il y a aussi des bataillons nationalistes de volontaires. Ils ne forment même pas une armée, mais plutôt une légion étrangère. Dans le cas présent, il s'agit d'une légion étrangère de l'Otan ".

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Le cessez-le-feu en péril

Il faut dire que le regain de tension dans la région agace Moscou au plus haut point, tout comme la menace de nouvelles sanctions occidentales pour punir l'intervention plus ou moins masquée de la Russie dans le pays. "Absolument destructeur", pour les autorités russes, qui accuse Kiev d'être à l'origine des nouvelles violences.

Au moins 30 personnes ont trouvé la mort samedi dans un bombardement à Marioupol, une ville portuaire de 500.000 habitants. Sept soldats ukrainiens ont également péri dimanche et lundi, lors de combats violents autour de la ville de Debaltsve, attaquée par les rebelles pro-russes.

Cette escalade est la plus grave connue par l'Ukraine depuis la signature d'un cessez-le-feu précaire en septembre. Les ambassadeurs de l'Ukraine et des 28 pays de l'Alliance atlantique doivent se réunir en urgence à Bruxelles pour déterminer comment mettre fin à ces nouvelles exactions.

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