progression du soutien des français à l’intervention en centrafrique, selon ifop
progression du soutien des français à l’intervention en centrafrique, selon ifop © reuters

Un accrochage violent a opposé samedi des soldats français de la force Sangaris et des rebelles musulmans de la Séléka à Bambari, au nord-est de Bangui, la capitale de la Centrafrique.

Selon le colonel Gilles Jaron, porte-parole des armées françaises:

Les soldats français déployés dans ce fief de la Séléka, situé à environ 300 km de Bangui, ont été pris pour cible vers 10 heures par une vingtaine d'hommes. Nous avons été confrontés à des éléments incontrolés qui ont ouvert le feu sur la force Sangaris et nous avons immédiatement riposté.

Ils ont répliqué et très probablement fait des blessés parmi ces rebelles qui ne répondent plus aux ordres des leaders de la Séléka depuis la scission du mouvement, au début du mois. Il n'y a pas eu de blessés chez les militaires français. Une vingtaine de rebelles ont forcé un barrage sur le pont de Bambari à bord de trois camions pick-up et ont ouvert le feu sur les militaires français déployés dans l'ouest de la ville, a précisé le porte-parole.

Les soldats de Sangaris, vite appuyés par des hélicoptères, ont d'abord procédé à un tir de sommation puis à un tir de missile anti-char qui a détruit un des véhicules. Selon un photographe de Reuters, cinq personnes ont été blessés dont quatre dans les rangs des rebelles. L'armée française n'a pas été en mesure de confirmer ce bilan.

Ce journaliste a dit avoir vu les soldats français faire usage de grenades assourdissantes pour tenter de disperser des civils armés de machette qui bloquaient le pont, avant que les rebelles n'ouvrent le feu et leur lancent des grenades. Les forces françaises mènent depuis plusieurs jours une opération de désarmement dans cette ville où la situation est particulièrement tendue en raison de la scission de la Séléka qui a entraîné une prise d'autonomie de certains rebelles. Jeudi déjà, des incidents y avait fait au moins un mort.

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