Destructions à Bhaktapur, à 13 kilomètres à l'est de Kathmandou
Destructions à Bhaktapur, à 13 kilomètres à l'est de Kathmandou © REUTERS/Navesh Chitrakar

Alors que l’on tente toujours de recenser les morts du séisme qui a dévasté le Népal samedi, une violente réplique de magnitude 6,7 a secoué le pays dimanche, fragilisant encore plus les immeubles toujours debout et provoquant la panique, notamment à Katmandou, où beaucoup d'habitants ont été contraints de passer la nuit dehors, dans la rue ou sous des tentes de fortune.

Cette dernière secousse a frappé une zone située au nord-ouest de Katmandou, non loin de la frontière chinoise, a précisé l'USGS, l'Institut américain de géophysique.

Le récit d'Antoine Guinard

La nouvelle secousse a été ressentie jusqu'au mont Everest. L’alpiniste roumain Alex Gavan a signalé sur Twitter trois nouvelles avalanches.

Les répliques étaient prévues. Leurs conséquences seront importantes explique Yann Klinger, sysmo-techtonicien à l’Institut de physique du globe de Paris

Les sauveteurs, confrontés à des destructions massives et des difficultés de communication, s'efforcent de retrouver des survivants.

Le bilan provisoire du tremblement de terre – établi avant la nouvelle réplique - est de plus de 2 500 morts et d'au moins 5 000 blessés. Mais ies agences humanitaires sur place ont du mal à évaluer l'ampleur des destructions et des besoins. Krishna Prasad Dhakal, chef de mission adjoint à l'ambassade du Népal à New Delhi explique :

Ce ne sont pas seulement quelques régions du Népal qui sont dévastées. Pratiquement tout le pays est touché.

A Katmandou, des centaines d'immeubles ont été rasés

Les secours creusent parfois à mains nues dans les décombres, ou avec quelques pioches, faute de pouvoir manœuvrer les pelleteuses dans les rues étroites de la vieille ville. Les autorités tentent de fournir des abris aux milliers d'habitants qui ont passé la nuit dans les rues dans un froid glacial et sous une pluie verglaçante. Nouvelle source d'angoisse, les habitants ont été constamment réveillés dans la nuit par des répliques, jusqu'à cette dernière, d'uen magnitude aussi importante qu'un tremblement de terre majeur.

Les hôpitaux de ce pays pauvre de 28 millions d'habitants ont été rapidement saturés, d'autant que la crainte de répliques sismiques a conduit les responsables à ordonner des évacuations de patients, regroupés dans des tentes dressées à l'extérieur.

C'ést également sous des tentes, dans les écoles encore debout et dans les bâtiments publics que le gouvernement a prévu d'installer abris pour les sinistrés alors que de fortes pluies sont annoncées sur Katmandou.

Les communications, l'électricité et l'eau courante ont été coupées.

Le camp de base de l'Everest touché par des avalanches

"On vient juste d'avoir notre plus forte réplique jusqu'à présent ici au camp de base de l'Everest. Plus petite que la secousse originelle, mais le glacier a tremblé et avalanches", a tweeté un alpiniste, Jim Davidson

Samedi, une première avalanche qui a dévalé le Mont Pumori a frappé le camp de base et en a enseveli une partie.Dix-sept corps y ont été retrouvés et 61 personnes ont été blessées dans la catastrohe. Parmi eux figurent alpinistes étrangers étrangers. Plus de 1.000 personnes, dont quelque 400 alpinistes étrangers, étaient vévus profiter de la période climatique réputée favorable à l'ascension.

Six hélicoptères ont réussi à atterrir sur le sommet himalayen, à la faveur d'une amélioration des conditions météorologiques, pour secourir les victimes de l'avalanche.

L’aide internationale arrive

Le ministre de l'information Népalais a appelé à l'aide internationale samedi, un appel devancé par plusieurs Etats et des organisations humanitaires internationales. Mais la rupture des communications et d'important dégâts matériels rendent l'aide très compliquée à estimer et à faire parvenir.

Le séisme a coupé des voies rapides dans la capitale et provoqué des dégâts à l'aéroport international de Katmandou, qui a été fermé.

La Croix-Rouge a fait part de sa préoccupation quant au sort des villageois des zones rurales isolées proches de la zone de l'épicentre. Là aussi, les routes sont endommagées ou bloquées par les glissements de terrain, et le réseau téléphonique en panne, selon un responsable régional de la Croix-Rouge, Jagan Chapagain.

Aucune victime française n'a été signalée jusqu'à présent

Le centre de crise du Quai d'Orsay mis en place après le séisme meurtrier au Népal a reçu plus de 10.000 appels.De nombreux Français, touristes et résidents, se trouvaient dans la zone. 500 ont pour l'instant pu être localisés et on a signalé pour l'instant six blessés.

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