cinq morts dans l’attaque d’un checkpoint pro-russe en ukraine, selon la télévision russe
cinq morts dans l’attaque d’un checkpoint pro-russe en ukraine, selon la télévision russe © reuters

Les circonstances de cette fusillade restent encore très floues. D'après la chaîne de télévision Rossiya 24, cinq personnes auraient été tuées près de Slaviansk dans l'est de l'Ukraine.

Un barrage tenu par des séparatistes pro-russes aurait été attaqué. Trois des victimes seraient des Pro-russes, les deux autres, leurs assaillants. Un responsable séparatiste parle lui de quatre victimes. Le ministre de l'intérieur ukrainien se rend sur place.

La ville de Slaviansk est totalement contrôlée par les opposants au nouveau gouvernement ukrainien. Ils occupent la mairie, la police et le siège local des services secrets et sont épaulés par des hommes armés qui se présentent comme des groupes d'auto-défense. Kiev, les Américains et les Européens les considèrent plutôt comme des troupes d'élites des services spéciaux russes qui sont aussi intervenus en Crimée.

Le maire autoproclamé de Slaviansk a demandé à Vladimir Poutine d'envoyer des troupes ou de livrer des armes pour protéger la population locale. Il a aussi décrété un couvre feu.

Notre reporter Philippe Randé raconte que sur place il y a bien deux voitures calcinées et criblées de balles mais peu de témoins ont vu les corps des victimes.

Ecoutez le reportage sur place de Philippe Randé

La trêve pascale enterrée

En fin de matinée, Moscou a très vivement réagi à cette fusillade. La réaction du ministère russe des Affaires étrangères ne risque pas de calmer les tensions. Il se dit "indigné" et dénonce "une provocation" de nationalistes ukrainiens radicaux. Moscou rend Kiev responsable de cette fusillade, dénonçant un "manque de bonne volonté de la part des autorités de Kiev pour désarmer les nationalistes et les extrémistes."

Les nationalistes ukrainiens d'extrême droite mis en cause, le Secteur Droit , ont démenti ce matin être à l'origine de cette fusillade et pointent les services secrets russes.

Le ministère russe met la pression sur le gouvernement ukrainien lui demandant d'appliquer "scrupuleusement" l'accord de Genève. L'accord signé jeudi soir prévoit notamment le désarmement des groupes illégaux et la libération des dizaines de bâtiments publics occupés.

Les diplomates craignent que le premier débordement ou accrochage sérieux entraîne une nouvelle escalade à l'est de l'Ukraine, fournissant une raison à Moscou d'intervenir militairement.

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