Femme à Istamboul
Femme à Istamboul © Vanessa Descouraux

La disposition qui interdisait aux femmes de la fonction publique de porter le voile a été abolie par Recep Tayyip Erdogan.

Le chef du gouvernement islamo-conservateur considère que l’autorisation donnée aux fonctionnaires de porter le voile –et aux hommes la barbe– est "un pas vers la normalisation".

Pour l'opposition, au contraire, c’est vécu comme une nouvelle atteinte à la laïcité du pays.

En 2008, la mesure libéralisant le port du voile dans les universités avait déjà fortement divisé la société turque car jugée contraire au principe de laïcité, qui est l'un des fondements de la République turque.

A Istamboul, le reportage à de Jérôme Bastion

L’AKP, au pouvoir depuis 11 ans a toujours défendu le port du voile dans tous les domaines et Recep Tayyip Erdogan de souligner que "les femmes voilées sont des membres à part entière de cette République, tout autant que celles qui ont la tête découverte". La femme du Premier ministre est d’ailleurs voilée, comme celle de la plupart des épouses des dirigeants de son parti.

Accusé de vouloir "islamiser" la société avec des références de plus en plus visibles à l'islam, le parti gouvernemental a déjà suscité une vague de contestation au sein des milieux pro-laïcs après plusieurs dispositions surtaxant l'alcool et restreignant sa vente et sa consommation.

En juin dernier, 2,5 millions de personnes sont déscendues dans la rue pour protester dans les rues contre la politique autoritaire de Recep Erdogan. Du jamais vu depuis que l'AKP a pris les rênes de la Turquie en 2002.

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